Sentiweb - le site du Réseau Sentinelles   INSERM U707Sorbonne Université. Pierre et Marie Curie - Paris 6Santé Publique France
 

    Etudes ponctuelles

    Sélection par thème

    Étude "V"

    En cours 2018
    • Pédiatrie
    • Perception des MG
    • Médecine Générale

    Etude V : État des lieux des représentations des régimes végétariens chez les médecins généralistes et les pédiatres de ville en France.

    Contexte

    Il est difficile d’estimer la proportion de la population concernée par les différents régimes végétariens. Les études épidémiologiques sur la nutrition comportent notamment un biais de sélection important, les personnes les plus concernées par leur santé étant surreprésentées dans ces travaux. La tendance est cependant en faveur d’une diminution de la consommation de viande : une étude IFOP menée pour l’association L214, publiée en juin 2018, montrait que 60% des personnes interrogées seraient prêtes à remplacer la viande de poulet par une alternative végétale (1). Selon le rapport 2015 de France AgriMer, la consommation de viande, surtout bovine et porcine, a chuté de 10 kg entre 1998 et 2013, passant de 94 kg à 84 kg par habitant et par an (2).

    Les données concernant les bénéfices et risques associés aux régimes végétariens restent encore incomplètes et sont notamment issues de plusieurs grandes études épidémiologiques, conduites notamment aux USA, au Royaume-Uni et en France (3-8). Ces études sont observationnelles (suivi de cohortes) et malgré toutes les précautions prises par les investigateurs pour s’affranchir des bais de confusion, toute interprétation causale des associations entre le régime et l’évolution clinique reste à confirmer.

    Nous n’avons retrouvé aucune étude dans la littérature décrivant les représentations des médecins généralistes et des pédiatres concernant les régimes végétariens.

    Objectif principal

    Décrire les représentations des médecins généralistes et pédiatres vis-à-vis des régimes végétariens et leur suivi médical spécifique.

    Objectifs secondaires

    - Estimer la proportion de praticiens végétariens

    Type d'étude

    Il s’agit d’une enquête observationnelle transversale par auto-questionnaire électronique auprès des médecins généralistes et pédiatres de ville du réseau Sentinelles en France.

    Participants

    L’étude a été proposée aux médecins généralistes du réseau Sentinelles actifs ayant fait au moins une déclaration depuis 2016 ou ayant participé à l’une des trois dernières enquêtes ou inscrits au réseau Sentinelles depuis 2018, ainsi que l’ensemble des pédiatres du réseau Sentinelles.

    Références

    1. Pratviel, E. Les Français et les élevages avicoles intensifs. IFOP (2018).

    2. Rapport France AgriMer. Impact de la crise économique sur la consommation de viandes et évolutions des compartements alimentaires. (2015). (disponible ici)

    3. Allès, B. et al. Comparison of Sociodemographic and Nutritional Characteristics between Self-Reported Vegetarians, Vegans, and Meat-Eaters from the NutriNet-Santé Study. Nutrients 9, (2017).

    4. Le, L. T. & Sabaté, J. Beyond Meatless, the Health Effects of Vegan Diets: Findings from the Adventist Cohorts. Nutrients 6, 2131–2147 (2014).

    5. Orlich, M. J. et al. Vegetarian Dietary Patterns and Mortality in Adventist Health Study 2. JAMA Intern. Med. 173, 1230–1238 (2013).

    6. Appleby, P. N. & Key, T. J. The long-term health of vegetarians and vegans. Proc. Nutr. Soc. 75, 287–293 (2016).

    7. Appleby, P. N., Crowe, F. L., Bradbury, K. E., Travis, R. C. & Key, T. J. Mortality in vegetarians and comparable nonvegetarians in the United Kingdom. Am. J. Clin. Nutr. 103, 218–230 (2016).

    8. Fiolet, T. et al. Consumption of ultra-processed foods and cancer risk: results from NutriNet-Santé prospective cohort. BMJ 360, k322 (2018).

    Pour plus d'informations, vous pouvez nous contacter ici.

    Surmédicalisation : réalisation d'une Top 5 list française en médecine générale

    En cours 2016 1 publications
    • Perception des MG
    • Santé publique
    • Médecine Générale

    Rationnel

    La surmédicalisation est définie comme « tout soin dispensé en l’absence de bases médicales probantes ou lorsque les bénéfices ne compensent pas les risques »1-2. Multifactorielle, elle implique médecins et patients3. Son enjeu principal  est son effet délétère sur la santé des patients, exposés à l’anxiété, la douleur, l’inconfort ainsi qu’aux effets indésirables potentiels d’examens ou de traitements dont le bénéfice attendu est modeste ou nul4.

    Afin d’encourager médecins et patients à discuter des services médicaux potentiellement néfastes, la campagne internationale « Choosing Wisely » (« Décider Judicieusement ») dès 2012 a proposé d’identifier  5 services médicaux (traitements, tests ou procédures)  dont les taux de prescription doivent être réduits de façon prioritaire dans la lutte contre la surmédicalisation5 (« Top 5 list »). Les services identifiés constitueront une cible privilégiée d’action de sensibilisation6. Actuellement, 12 pays ont réalisé ce type de listes6, dont cinq en médecine générale7-11. A notre connaissance, toutes les listes ont été établies par des professionnels de santé, sans participation des patients. Toutes les listes sont différentes, reflétant les particularités de chaque pays.

    Objectifs

    Objectif principal

    identifier cinq services médicaux dont les taux de prescription doivent être réduits de façon prioritaire en médecine générale en France, dans la lutte contre la surmédicalisation.

     Objectifs secondaires

    identifier cinq services médicaux relevant de la surmédicalisation, issus de l’opinion de patients

    analyser les concordances et discordances entre la liste établie par les médecins et celle établie par les patients

    Type d’étude

    Etablissement d’un consensus par la méthode Delphi12

    Population

    40 médecins généralistes (MG) :

    - 30 issus du réseau Sentinelles (sentiweb.fr)

    - 10 ayant une activité universitaire en France, sélectionnés pour leur expertise en épidémiologie et/ou sur le sujet de la surmédicalisation

    Patients : internautes issus de la cohorte Grippenet ayant consulté au moins une fois un médecin généraliste dans les 12 mois précédents. Ils n’interviendront qu’à l’étape 5, lorsque 15 services prioritaires auront été identifiés par les MG et les synthèses de la littérature réalisées.

    Déroulement

    Recueil des données

    Les données seront recueillies sur un site internet spécialement développé pour cette étude.

    Références

    1. Institute of Medicine. Crossing the quality chasm: a new health system for the 21st century. 2001.

    2. Morgan DJ, Brownlee S, Leppin AL, Kressin N, Dhruva SS, Levin L, et al. Setting a research agenda for medical overuse. BMJ (Clinical research ed). 2015;351:h4534. PubMed PMID: 26306661. Pubmed Central PMCID: PMC4563792. Epub 2015/08/27. eng.

    3. Hanslik T, Flahault A. [Overmedicalization: When too much medicine harms]. La Revue de medecine interne / fondee  par la Societe nationale francaise de medecine interne. 2016 Mar;37(3):201-5. PubMed PMID: 26586148. Epub 2015/11/21. La surmedicalisation: quand trop de medecine nuit a la sante. fre.

    4. Sirovich BE, Gottlieb DJ, Welch HG, Fisher ES. Regional variations in health care intensity and physician perceptions of quality of care. Annals of internal medicine. 2006 May 2;144(9):641-9. PubMed PMID: 16670133. Epub 2006/05/04. eng.

    5. Brody H. Medicine's ethical responsibility for health care reform--the Top Five list. The New England journal of medicine. 2010 Jan 28;362(4):283-5. PubMed PMID: 20032315. Epub 2009/12/25. eng.

    6. Bhatia RS, Levinson W, Shortt S, Pendrith C, Fric-Shamji E, Kallewaard M, et al. Measuring the effect of Choosing Wisely: an integrated framework to assess campaign impact on low-value care. BMJ quality & safety. 2015 Aug;24(8):523-31. PubMed PMID: 26092165. Epub 2015/06/21. eng.

    7. Choosing Wisely Canada. . Available from: http://www.choosingwiselycanada.org/recommendations/family-medicine/ . Accessed september 9, 2015.

    8. Choosing wisely Australia. Available from: http://www.choosingwisely.org.au/recommendations/racgp. Accessed on September 23, 2015.

    9. Pratiche a rischio di inappropriatezza in Italia. www.slowmedicine.it/pdf/Pratiche/scheda%20SIMG.pdf Accessed on: 2015 Dec 9.

    10. The "top 5" lists in primary care: meeting the responsibility of professionalism. Archives of internal medicine. 2011 Aug 8;171(15):1385-90. PubMed PMID: 21606090. Epub 2011/05/25. eng.

    11. Selby K, al. «Smarter Medicine»: 5 interventions à éviter en médecine interne générale ambulatoire. Bulletin des médecins suisses. 2014 2014;95(20):769-70.

    12. Jones J, Hunter D. Consensus methods for medical and health services research. BMJ (Clinical research ed). 1995 Aug 5;311(7001):376-80. PubMed PMID: 7640549. Pubmed Central PMCID: PMC2550437. Epub 1995/08/05. eng.

    Publications :
    • Hazard A, Pino C, Pelletier-Fleury N, Hanslik T, Saint-Lary O, Blanchon T, François M. "Top five list" française en médecine générale. Protocole de l'étude. Exercer. 2017. 134:282-6

    GrippeNet.fr

    En cours 2012 11 publications
    • Grippe
    • Systèmes de surveillance
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Epidémie

    Surveillance des syndromes grippaux en population générale, par Internet.

    Contact : contact@grippenet.fr

    Contexte
    Depuis 2012, un nouveau système d’information sur la grippe, GrippeNet.fr, a été mis en place par l’équipe du réseau Sentinelles et Santé publique France. Ce système de surveillance a pour objectif de recueillir directement auprès de la population résidant en France métropolitaine des données épidémiologiques sur les syndromes grippaux, grâce à Internet. Les données recueillies par GrippeNet.fr ne remplacent pas les informations validées par les professionnels de santé travaillant avec Santé publique France dans le cadre de la surveillance de la grippe sur le territoire. En revanche, elles apportent des informations complémentaires, notamment sur les personnes qui ne consultent pas leur médecin généraliste. GrippeNet.fr s’intègre dans un plus vaste dispositif européen de surveillance des syndromes grippaux, InfluenzanetLe projet a obtenu un vif intérêt aux Pays-Bas où plus de 25 000 personnes se sont inscrites dès la première saison, et où plus de 50 000 personnes ont participé au suivi durant au moins une saison, soit 0,30 % de la population du pays. La Belgique, le Danemark, l'Espagne, l’Irlande, l'Italie, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suisse et la Suède participent également à cette surveillance et se sont dotés d'un dispositif semblable à GrippeNet.fr.

    Objectifs
    Principal : Recueillir des données épidémiologiques sur les syndromes grippaux en population générale.
    Secondaire : Décrire la population de volontaires participant à la surveillance et évaluer sa représentativité. Estimer l’incidence de la grippe et évaluer la qualité des données. Mener des études de cohorte spécifiques à la surveillance de la grippe dans un groupe de population donné. Contribuer à l’étude de la dispersion de la grippe dans une perspective européenne.

    Méthode
    Inscription des participants (personnes résidant en France métropolitaine) sur le site www.grippenet.fr. Les participants à cette étude sont invités à remplir un premier questionnaire électronique d’inclusion décrivant leur contexte de vie, puis à répondre chaque semaine à un questionnaire portant sur les symptômes qu'ils ont eus depuis leur dernière connexion. Une fois la première connexion effectuée, le remplissage du questionnaire hebdomadaire n’excède pas 5 minutes. Les données recueillies sont analysées en temps réel et comparées aux données de référence du réseau Sentinelles.

    Période de l'étude : Le site GrippeNet.fr est actif depuis le 25 janvier 2012. Le suivi se déroule chaque saison hivernale entre novembre et avril.

    Régions : Toutes les régions de France métropolitaine.

    Résultats : Environ 6 000 personnes participent chaque hiver à cette surveillance, remplissant plus de 4 000 questionnaires chaque semaine. Les GrippeNautes sont en moyenne plus âgés que la population française, plus diplômés, plus souvent des femmes et plus souvent vaccinés contre la grippe saisonnière. Les prévalences de l’asthme et du diabète ne sont pas significativement différentes de celles observées dans la population française. La cohorte a permis d’étudier l’efficacité du vaccin contre la grippe en 2012-2013 (EV = 49%, IC95%[20% ; 67%]). Un article étudiant les incidences des syndromes grippaux obtenues via GrippeNet.fr, et les comparant à celles du réseau Sentinelles est en cours de publication.

     

    Les études ancillaires menées à partir de GrippeNet.fr

    • EVAG : Evaluation de l’acceptabilité du vaccin contre la grippe saisonnière par la population française, trois ans après la pandémie de grippe A(H1N1)2009

      Contexte : La gestion de la vaccination lors de la pandémie grippale de 2009 semble avoir influé fortement le regard porté sur la vaccination contre la grippe par les français.

      Objectif :  Evaluer  l’acceptabilité  du  vaccin  antigrippal  saisonnier  dans  la  population  générale  et  déterminer  les facteurs associés à une opinion neutre ou négative vis-à-vis de ce vaccin.

      Méthode :  Etude ancillaire transversale auprès des participants de la saison 2012-2013 de l’étude GrippeNet.fr.

      Résultats : Parmi les 6 059 participants, 39% ont rapporté avoir une opinion positive du vaccin contre la grippe saisonnière, 39% une opinion neutre et 22% une opinion négative. Les facteurs suivants ont été statistiquement associés avec une opinion neutre ou négative : un âge jeune, un niveau d’éducation peu élevé, l’absence de contact avec des personnes âgées ou malades, l’absence de traitement pour une maladie chronique et la prise de traitement homéopathique préventif.

    • Recours aux soins de santé en cas de syndrome grippal

      Contexte : La grippe est une maladie très surveillée, mais l’estimation de son activité ne se fait aujourd’hui que sur la déclaration de professionnels de santé. L’absence de recours aux soins chez certains patients malades induit une sous-estimation des indicateurs.

      Objectif : Identifier en population générale les déterminants du recours aux soins des personnes présentant un syndrome grippal.

      Méthode : Etude ancillaire de GrippeNet.fr incluant les personnes ayant rapporté des symptômes de syndrome grippal entre 2012 et 2015. Description du recours aux soins, et analyses univariées puis multivariées par régression logistique stratifiée sur l'âge et le sexe pour déterminer les variables explicatives de ce recours : variables socio-démographiques, accès aux soins, état de santé, symptômes et comportements associés.

      Période de l'étude : Janvier - juin 2015.

      Résultats : 32,6% des 6 023 syndromes grippaux rapportés ont donné lieu à une consultation chez un médecin généraliste. Les facteurs suivants ont été statistiquement associés à un plus fort recours à la consultation : habiter en zone rurale (odds ratio = 1.21, IC 95% [1.02 ; 1.43]), avoir un niveau d’éducation peu élevé (OR = 1.43 [1.18 ; 1.74]), utiliser Internet pour avoir des informations sur la grippe (OR = 1.63 [1.30 ; 2.03]) ; avoir une perception négative de son propre statut de santé (OR = 1.51 [1.07 ; 2.13]) ; avoir déclaré un médecin traitant (OR = 2.86 [1.72 ; 4.76]). Les personnes faisant appel à de la médecine alternative avaient moins recours à la consultation (OR = 0.68 [0.58 ; 0.78]).

    • G-GRIPPENET : Evaluation  de l’incidence  des  syndromes  grippaux,  de  la  couverture  vaccinale  et  de  l’efficacité  du  vaccin contre la grippe chez les femmes enceintes françaises

      Contexte : Les données disponibles suggèrent que la vaccination antigrippale est efficace pour prévenir les  syndromes  grippaux  chez  les  mères  pendant  la  grossesse  d’une  part,  et  les  grippes confirmées virologiquement chez les nourrissons dans leurs six premiers mois de vie  d’autre part.  Cette  vaccination  est  recommandée  depuis  2012  en  France  chez  toutes  les  femmes enceintes, cependant l’application de cette recommandation n’a jamais été évaluée.

      Objectif : G-GrippeNet  propose  d’utiliser GrippeNet.fr pour  estimer  (i)  l’incidence  des  syndromes  grippaux  chez  les  femmes  enceintes,  (ii)  la couverture  vaccinale  et  (iii)  l’efficacité  du  vaccin  antigrippal  dans  cette  population.

      Méthode : G-GrippeNet est la première utilisation de l'outil GrippeNet.fr dans une population particulière. Un volet spécialement dédié à la population des femmes enceintes a été développé dans GrippeNet.fr. Celles-ci ont été suivies pendant toute leur grossesse jusqu’à l’accouchement.

      Période de l'étude : Saison 2014-2015.

      Résultats : Durant l’hiver 2014-2015, 153 femmes enceintes ont été suivies. Les participantes étaient plus âgées que la population générale (34 ans de moyenne vs. 29 ans) et avec un plus haut niveau d’éducation, mais ne différaient pas sur les caractéristiques de la grossesse (parité, historique d’hospitalisation durant une précédente grossesse). Le taux d’incidence de syndromes grippaux estimé est de 1,8 pour 100 personnes-semaine (IC 95% [1,5 ; 2,1]). Ce taux était significativement plus élevé chez les femmes de plus de 40 ans (RR = 3,0 [1,1 ; 8,3]) et durant le premier et deuxième trimestre en comparaison au troisième trimestre de grossesse (RR = 4,0 [1,4 ; 12,0]). Le taux brut de vaccination estimé est de 39% [31 ; 47%] et le taux redressé est estimé à 26% [20 ; 34%]. Les recommandations d’un professionnel de santé (OR corrigé = 7,8 [3,0 ; 17,1]) et le statut non-fumeur (OR corrigé = 2,1 [1,2 ; 6,9]) étaient associés à un taux de vaccination plus élevé.

       

    • Enquête vaccination 2017 : Perception de la population métropolitaine vis-à-vis de l’élargissement de l’obligation vaccinale en janvier 2018

      Contexte : L’extension de l’obligation vaccinale à 11 maladies en janvier 2018, décidée par la ministre des Solidarités et de la Santé, alimente de nombreux débats. Les perceptions et attentes de la population générale face à cette mesure n’ont pas encore été évaluées.

      Objectif : Évaluer la perception de la population vis-à-vis de l’élargissement de l’obligation vaccinale et déterminer les facteurs associés à une opinion.

      Méthode : Etude ancillaire transversale à partir des données recueillies auprès des participants de l’étude GrippeNet.fr, en novembre 2017.

      Résultats : En cours d'analyse.

       

    • ID-GrippeNet : Evaluation de l’incidence des syndromes grippaux et de la couverture vaccinale du vaccin contre la grippe saisonnière chez les patients immunodéprimés

      Contexte : Les patients atteints de maladie auto-immune ou inflammatoire chronique ont un risque accru de développer une forme sévère de grippe, c’est pourquoi la vaccination contre la grippe est recommandée en France dans cette population. Il est ainsi recommandé en France de vacciner tous les patients atteints d’une maladie auto-immune et traités par corticothérapie et/ou immunosuppresseurs et/ou biothérapie. Cependant, dans cette population on ne connaît pas précisément à l’heure actuelle le nombre de personnes atteintes de grippe à chaque épidémie, et on ne sait pas non plus combien de personnes sont effectivement vaccinées chaque année en France, ni pour quelles raisons certaines ne le sont pas.

      Objectif : Estimer la fréquence de la grippe chez les patients traités par corticothérapie et/ou immunosuppresseurs et/ou biothérapie pour une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique, et la proportion d’entre eux à être vaccinés contre la grippe.

      Méthode : La procédure pour participer à ID-GrippeNet est la même que celle permettant de participer à GrippeNet.fr. Lorsque le patient remplit son premier questionnaire, il lui est demandé s’il est suivi à l’hôpital dans un service de médecine interne, de néphrologie, de dermatologie, ou de rhumatologie pour une maladie inflammatoire ou auto-immune. Si c’est le cas, il est automatiquement intégré à la cohorte ID-GrippeNet, et quelques questions supplémentaires brèves lui sont posées.

      Résultats : Données en cours de recueil.

       

    Publications :
    • Guerrisi C, Turbelin C, Souty C, Poletto C, Blanchon T, Hanslik T, Bonmarin I, Levy-Bruhl D, Colizza V. The potential value of crowdsourced surveillance systems in supplementing sentinel influenza networks: the case of France. Euro Surveill. 2018. 23(25) PubMed
    • Koppeschaar CE, Colizza V, Guerrisi C, Turbelin C, Duggan J, Edmunds WJ, Kjelsø C, Mexia R, Moreno Y, Meloni S, Paolotti D, Perrotta D, van Straten E, Franco AO. Influenzanet: Citizens Among 10 Countries Collaborating to Monitor Influenza in Europe. JMIR Public Health Surveill. 2017. 3(3):e58 PubMed
    • Ariza M, Guerrisi C, Souty C, Rossignol L, Turbelin C, Hanslik T, Colizza V, Blanchon T. Healthcare-seeking behaviour in case of influenza-like illness in the French general population and factors associated with a GP consultation: an observational prospective study. BJGP Open. 2017. 1(4)
    • Loubet P, Guerrisi C, Turbelin C, Blondel B, Launay O, Bardou M, Blanchon T, Bonmarin I, Goffinet F, Ancel PY, Colizza V, Hanslik T, Kernéis S. First nationwide web-based surveillance system for influenza-like illness in pregnant women: participation and representativeness of the French G-GrippeNet cohort. BMC Public Health. 2016. 16(1):253 PubMed
    • Loubet P, Guerrisi C, Turbelin C, Blondel B, Launay O, Bardou M, Goffinet F, Colizza V, Hanslik T, Kernéis S, GGNET study group. Influenza during pregnancy: Incidence, vaccination coverage and attitudes toward vaccination in the French web-based cohort G-GrippeNet. Vaccine. 2016. 34(20):2390-6 PubMed
    • Guerrisi C, Turbelin C, Blanchon T, Hanslik T, Bonmarin I, Levy-Bruhl D, Perrotta D, Paolotti D, Smallenburg R, Koppeschaar C, Franco AO, Mexia R, Edmunds WJ, Sile B, Pebody R, van Straten E, Meloni S, Moreno Y, Duggan J, Kjelsø C, Colizza V. Participatory Syndromic Surveillance of Influenza in Europe. J Infect Dis. 2016. 214(suppl 4):S386-S392 PubMed
    • Boiron K, Sarazin M, Debin M, Raude J, Rossignol L, Guerrisi C, Odinkemelu D, Hanslik T, Colizza V, Blanchon T. Opinion about seasonal influenza vaccination among the general population 3 years after the A(H1N1)pdm2009 influenza pandemic. Vaccine. 2015. 33(48):6849-54 PubMed
    • Paolotti D, Carnahan A, Colizza V, Eames K, Edmunds J, Gomes G, Koppeschaar C, Rehn M, Smallenburg R, Turbelin C, Van Noort S, Vespignani A. Web-based participatory surveillance of infectious diseases: the Influenzanet participatory surveillance experience. Clin Microbiol Infect. 2014. 20(1):17-21 PubMed
    • Debin M, Colizza V, Blanchon T, Hanslik T, Turbelin C, Falchi A. Effectiveness of 2012-2013 influenza vaccine against influenza-like illness in general population: estimation in a French web-based cohort. Hum Vaccin Immunother. 2014. 10(3):536-43 PubMed
    • Bajardi P, Vespignani A, Funk S, Eames KT, Edmunds WJ, Turbelin C, Debin M, Colizza V, Smallenburg R, Koppeschaar CE, Franco AO, Faustino V, Carnahan A, Rehn M, Paolotti D. Determinants of follow-up participation in the internet-based European influenza surveillance platform influenzanet. J Med Internet Res. 2014. 16(3):e78 PubMed
    • Debin M, Turbelin C, Blanchon T, Bonmarin I, Falchi A, Hanslik T, Levy-Bruhl D, Poletto C, Colizza V. Evaluating the feasibility and participants' representativeness of an online nationwide surveillance system for influenza in france. PLoS One. 2013. 8(9):e73675 PubMed

    VIH-MG

    2016 2 documents

    Etude VIH-MG

    Prévalence des facteurs de risque d’acquisition du VIH et des situations cliniques amenant à rechercher une infection par le VIH en médecine générale en Ile-de-France.
    Etude préliminaire à un projet ANRS (Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites).

    Rationnel

    L’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) demeure un problème de santé publique en France avec 6 600 nouveaux diagnostics de séropositivité en 2014 (chiffre stable depuis 2007).  Pourtant, on estime que 29 000 personnes en France sont porteuses du VIH sans le savoir , .
    Le dépistage de l’infection VIH peut être fait à la demande du médecin ou du patient lui-même. Ce dépistage est souvent réalisé en se basant sur des critères cliniques et/ou d’exposition à des risques sexuels et/ou des critères sociodémographiques : on parle de dépistage ciblé ou orienté.
    Plusieurs études montrent que les personnes ayant une infection VIH récemment découverte ont eu l’occasion de voir un médecin dans les mois précédant le diagnostic . Il existe donc probablement de nombreuses opportunités manquées de dépistage du VIH. Dans les situations de dépistage ciblé, l’utilisation de test rapide d’orientation diagnostique (TROD) du VIH en médecine générale pourrait aider au dépistage de l’épidémie cachée du VIH. Une première étape à l’évaluation de cette politique de dépistage nécessite l’estimation de la prévalence  de ces situations en médecine générale.

    Schéma de l’étude

    Etude transversale un jour donné menée en médecine générale en Ile-de-France chez les praticiens du réseau Sentinelles.
    Objectif principal  Estimer la prévalence des facteurs de risque d’acquisition du VIH et des situations cliniques amenant à rechercher une infection par le VIH chez des patients  âgés de 18 ans ou plus consultant en médecine générale en Ile-de-France.

    Méthode 

    Sélection et caractéristiques des investigateurs et des patients :
    Chacun des 60 médecins investigateurs recrutera 20 patients vus consécutivement en consultation un jour donné.
    Critères d’éligibilité et d’inclusion :
    Critères d’éligibilité :
    - Patients âgés de 18 ans ou plus
    - Consultant en médecine générale
    Critères d’inclusion :
    - Patients répondant aux critères d’éligibilité
    - Ayant accepté de participer à l’étude
    Gestion des données :
    Pour chacun des 20 patients, le médecin généraliste remplira un questionnaire anonyme.
    Les données collectées concerneront :
    - Les caractéristiques sociodémographiques des patients : âge, sexe, régime de protection sociale et pays de naissance ;
    - Des données médicales portant sur des facteurs de risque d’infection par le VIH ou sur des situations cliniques devant amener à rechercher une infection par le VIH.
    Un registre des patients éligibles non inclus sera également complété par le médecin.
    L’ensemble des données transmises au réseau Sentinelles comportera des données sur le médecin généraliste enquêteur (nom, prénom, identifiant du réseau Sentinelles, suivi de patient porteurs du VIH, formation continue ou enseignement postuniversitaire sur l’infection par le VIH). Toutes les données collectées relatives aux patients et transmises au réseau Sentinelles par le médecin seront strictement anonymes.

    Analyse statistique

    L’analyse des données sera réalisée à l’aide du logiciel R 2.11.1 statistical package.
    Une analyse descriptive des variables sera réalisée. L’estimation de la prévalence sera calculée à partir des données de l’étude.

    Calendrier de l’étude  

    L’inclusion se déroulera entre le 20 juin 2016 et le 30 juin 2016. Chaque médecin participera un jour donné à cette étude, et devra inclure 20 patients consécutifs vus en consultation. Les médecins retourneront les questionnaires remplis au réseau Sentinelles dès que les 20 patients seront inclus.

    Contexte
    La lutte contre les inégalités sociales de santé est une priorité de santé publique et des politiques de santé. Les professionnels de soins primaires – et en particulier les   médecins généralistes –contribuent à la réduction de ces inégalités. Le pré-requis nécessaire est la connaissance, par les médecins généralistes, de la situation sociale de leurs patients et leur capacité à détecter leurs éventuelles vulnérabilités. Le repérage en soins primaires de ces situations de façon systématique n’est pas toujours facile. Il n’existe, en France, aucun outil validé qui permettrait de le faire. Des scores sociaux individuels sont utilisés en sociologie ou en économie mais sont peu adaptés à la pratique médicale. A partir de travaux passés conduits par l’équipe de recherche en épidémiologie sociale (ERES) de l'Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et Santé Publique (UMRS 1136, Inserm - Sorbonne Universités UPMC), un score individuel composé de 13 questions simples a été construit. Ce score, dont la validité interne a été évaluée et confirmée sur différentes populations et patientèles, n’a pas encore été évalué en médecine générale.

    Objectifs
    Les objectifs de cette étude sont de valider ce score en externe et contre critère et d’évaluer son acceptabilité par les médecins généralistes et leurs patients.

    Méthodes

    Enquête transversale auprès d’un échantillon de médecins généralistes du réseau Sentinelles et de leurs patients. Lors de l’étude, chaque médecin généraliste inclura 10 patients.

    Résultats

    Un appel à participation a été lancé auprès des médecins sentinelles fin juin 2016. Le recueil a été conduit à la rentrée de Septembre 2016. Au total, 94 médecins ont accepté de participer (sur les 101 portés volontaires initialement, soit 93%) et 79 ont effectivement retourné au moins un questionnaire patient. Sur les 1000 questionnaires patients attendus, 720 complets sont exploitables dont 680 pour le test-retest et la validation contre un autre score. Les analyses sont en cours. En fonction des résultats, une nouvelle enquête qualitative pourrait être menée afin de mettre en évidence les limites et points forts de ce score.

    Perspectives
    La construction d’un score simple, valide et acceptable en médecine générale permettra de disposer d’un outil utilisable dans la pratique médicale (et en recherche en médecine générale) pour améliorer la connaissance de la situation sociale des patients, la détection de patients vulnérables et la surveillance des inégalités sociales de santé en médecine générale.

    Contact : Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous contacter ici.

    Héraclès

    2014 1 publications
    • Psychiatrie
    • Médecine Générale

    Surveillance de la souffrance psychique liée au travail par les médecins généralistes en région Nord-Pas-de-Calais

    Contact: mathieu.riviere@iplesp.upmc.fr

    Contexte

    La souffrance psychique liée au travail est un problème de santé publique. Le souhait formulé par le Ministre du travail de disposer sur les risques psychosociaux d’un système de suivi, notamment statistique, pertinent et efficace, est très largement partagé (rapport Gollac 2011). La santé psychique liée au travail est peu documentée, ne permettant pas de mettre en oeuvre des stratégies adaptées au niveau régional. De plus, en France, très peu d'études sur cette thématique ont été réalisée en médecine générale, alors que le médecin généraliste est souvent le professionnel de premier recours des personnes ayant des difficultés psychologiques en lien avec le travail. L'étude Héraclès permet d'apporter un nouvel éclairage sur cet important problème de santé publique

    Objectifs

    L’objectif principal de ce travail de thèse est de mesurer la prévalence des cas de souffrance psychique liée au travail en consultation de médecine générale.

    Les objectifs secondaires sont:
    * de décrire les troubles psychiques des patients rapportant une souffrance psychique liée au travail ;
    * d’étudier les facteurs associés à la souffrance psychique (facteurs sociodémographiques et caractéristiques du travail);
    * d'étudier la réponse apportée par le médecin généraliste en cas de trouble psychique dans ce cadre et identifier les difficultés qui peuvent se poser.

    Méthodes

    Etude épidémiologique transversale estimant la prévalence des troubles psychiques en lien avec le travail vus en consultation de médecine générale dans la région Nord-Pas-de-Calais. L'étude s’est déroulée sur la région Nord-Pas-de-Calais d’avril à aout 2014. Un recrutement aléatoire a été effectué. Un questionnaire administré par le médecin pour chaque patient a recueilli des données sur : la présence d’un trouble mental fréquent (objectivé par l’entretien diagnostique standardisé MINI), le lien au travail (défini par le médecin qui répondait positivement à la question suivante : « …, si un trouble psychique était mis en évidence, diriez-vous qu’il est au moins en partie lié à son travail ? »), les caractéristiques sociodémographiques et du travail

    Premiers résultats:

    Au total, 2 019 patients majeurs actifs ont été inclus par 121 médecins généralistes de la région Nord-Pas-de-Calais. Dans cet échantillon, la prévalence de la souffrance psychique liée au travail était de 25,6% (souffrance objectivée à l’aide de l’outil diagnostique MINI). Les troubles les plus fréquents étaient : l’anxiété généralisée (18,2%), la dépression majeure (13,9%), le risque suicidaire (8,8%) et la consommation excessive d’alcool (5,5%). Le sexe, l’âge et la catégorie professionnelle étaient associé avec la souffrance psychique objectivée par le MINI. Les prévalences étaient plus importantes pour les sujets qui consultaient leur médecin pour un motif psychologique.
    Les facteurs sociodémographiques et les caractéristiques du travail associés à la souffrance psychique seront étudiés par une analyse univariée puis multivariée.
     

    Ce travail permettra d’améliorer les connaissances sur cette thématique, dans le but de faciliter la prise en charge de ces patients et d’élaborer des stratégies de prévention.

    Publications :
    • Rivière M, Leroyer A, Ferreira Carreira L, Blanchon T, Plancke L, Melchior M, Younès N. Which work-related characteristics are most strongly associated with common mental disorders? A cross-sectional study. BMJ Open. 2018. 8(8):e020770 PubMed

    IRIIS

    2014 1 publications
    • Grippe
    • Gastroentérite
    • Epidémie
    • Médecine Générale
    • Virologie

    Prévalence des virus influenza dans les selles des patients consultant pour un syndrome grippal et  identification des facteurs de risque cliniques et sociodémographiques associés. Etude multicentrique.

    Contact : Si vous avez des questions n'hésitez pas à nous contacter.

    Contexte

    Bien que chez l’Homme, les virus influenza (VI) se répliquent principalement au niveau des voies supérieures et inférieures du système respiratoire [1], des troubles gastro-intestinaux (GI)  tels que les diarrhées aiguës, les douleurs abdominales, les nausées et les vomissements, sont parfois observés, particulièrement en début d’infection [2].

    De nombreuses études ont décrit, pour les patients infectés par le virus Influenza A(H5N1), des charges virales très élevées au niveau des selles et démontré sa capacité à se multiplier au niveau des cellules intestinales [3]. Mais à ce jour, le rôle des virus Influenza saisonniers A (A(H1N1), A(H3N2) et A(H1N1)pdm2009) et B est peu connu au niveau du tube digestif et dans le développement des symptômes GI [2].

    La présence de ces virus dans les selles des patients présentant un syndrome grippal (SG), décrite par quelques études, soulève la question d’une possible infection du tube digestif et, par conséquent, d’une possible transmission fécale-orale de ces virus.

    Etudier les différentes étapes menant jusqu’à l’excrétion du virus Influenza au niveau des selles chez l’Homme pourrait apporter des éléments de réponse essentiels pour le contrôle et la gestion des épidémies de grippe et de gastro-entérite.

    Objectifs
    * Estimation de la prévalence des cas de grippes confirmées présentant du virus Influenza au niveau des selles, consultant en médecine générale, pédiatrie et aux urgences hospitalières.
    * Détermination des facteurs de risques cliniques et sociodémographiques associés.
    * Estimation de la survie des virus Influenza excrétés au niveau des selles et leur potentiel infectieux au niveau des cellules intestinales.
    * Recherche de variants génétiques pouvant expliquer ce phénomène.

    Méthodes

    Etude de la prévalence sera réalisée grâce aux résultats des analyses virologiques des prélèvements nasopharyngés et de selles des patients, inclus dans l'étude, présentant  un SG de moins de 48 heures selon la définition de l’ECDC : Apparition soudaine des symptômes : fièvre ou frissons ou fatigue/épuisement ou mal de tête ou douleurs musculaires/articulaires ET toux ou mal de gorge ou essoufflement et consultant leur médecin généraliste, pédiatre ou les urgences hospitalières.

    Une étude de type « test negative design » sera réalisée pour déterminer les facteurs de risque cliniques et sociodémographiques pouvant influer sur la présence des virus Influenza au niveau des selles.

    Une approche in vitro sera mise en place en collaboration avec l’Unité EPVO (Institut Pasteur, Paris). Ce module permettra de tester la possible implication de la muqueuse intestinale humaine aux virus grippaux, à partir des échantillons de terrain collectés.

    La mise en évidence de potentiels variants entre les virus Influenza détecté sera réalisée via le séquençage complet du génome des virus typés et sous typés. Cela permettra de mettre en évidence l’éventuel effet de certaines mutations sur les interactions virus-cellules étudiées.

    Résultats

    La collecte des données est actuellement en cours, nous vous tiendrons au courant des résultats dès que possible.

    Si vous êtes médecins généralistes, ou pédiatres et que ce projet vous interesse, n'hésitez pas à nous contacter.

    Un grand merci à tous les médecins Sentinelles qui participent à cette étude !

    Publications :
    • Minodier L, Charrel RN, Ceccaldi PE, van der Werf S, Blanchon T, Hanslik T, Falchi A. Prevalence of gastrointestinal symptoms in patients with influenza, clinical significance, and pathophysiology of human influenza viruses in faecal samples: what do we know? Virol J. 2015. 12(1):215 PubMed

    PRATIVAC

    2013
    • Perception des MG
    • Santé publique
    • Vaccination
    • Médecine Générale

    L'étude Prativac est une étude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes et de pédiatres.

    Objectif :

    Depuis 2008, une réflexion sur la stratégie nationale de la politique vaccinale a été engagée afin d’améliorer la couverture vaccinale en France. La simplification du parcours vaccinal a été identifiée comme un axe prioritaire pour les années à venir. Cette étude avait pour but de connaître, avant toute décision, les perceptions des médecins généralistes (MG) et des pédiatres en France métropolitaine sur une simplification du parcours vaccinal. Secondairement, l’objectif était d’identifier leurs souhaits sur le type d’interventions nécessaires pour assurer le succès des options de simplifications envisagées.

    Méthode :

    Étude qualitative en France métropolitaine reposant sur la réalisation de focus-groups auprès de MG et de pédiatres. Au total sept focus-groups ont été réalisés. Le but était de collecter les propos de médecins présentant des caractéristiques hétérogènes, afin d’obtenir un maximum d’opinions sur le sujet.

    Résultats obtenus :

    41 médecins (35 MG et 6 pédiatres) ont participé à l’étude. La simplification du parcours vaccinal a recueilli leur adhésion. La priorité était de multiplier les actions d’information et de prévention pour améliorer la couverture vaccinale des adultes. L’option de disposer de vaccins en cabinet  était favorablement accueillie, mais apparaissait comme secondaire par rapport aux actions d’information et de prévention à mener. Les médecins étaient prêts à adopter un tel changement à condition qu’il ne bouleverse aucunement leur pratique actuelle. Ils étaient favorables à un parcours vaccinal proposant la mise à disposition de vaccins dans leurs cabinets à condition de ne pas consacrer de temps et de frais en gestion administrative ni consentir un investissement matériel trop important pour la conservation des vaccins.  

    Conclusion :

    Cette étude présente l’originalité de recueillir l’avis des professionnels en amont d’une simplification éventuelle du parcours menant à la vaccination. Elle devrait permettre d’adapter la communication et de mieux prévenir les réticences qui pourraient survenir à l’occasion de la mise en place d’un nouveau parcours.

    N'hésitez pas à nous contacter.

    Retro Dina

    2013
    • Grippe
    • Médicaments
    • Maladies infectieuses
    • Médecine Générale

    Facteurs associés à la prescription et délivrance des antiviraux en médecine de ville dans le traitement de la grippe pandémique et saisonnière

    Introduction

    Dans un contexte de forte controverse autour de l’utilisation des antiviraux antigrippaux, cette étude a pour objectif d’évaluer la prescription et la délivrance des inhibiteurs de la neuraminidases (INA) et d'étudier les déterminants de leur prescription, en médecine de ville entre 2009 et 2013.

    Ce travail, rétrospectif observationnel, a été effectué à partir de l’analyse de deux bases de données de médecine de ville (39 878 patients inclus), et d’une base de données issues de l’activité des officines.

    Résultats

    Lors des quatre dernières épidémies de grippe, les taux de prescription d’INA chez les patients présentant un facteur de risque de grippe compliquée et consultant pour un syndrome grippal ont été estimés à seulement 33,4% (n= 919) en médecine générale et à 40% (n=14) en pédiatrie. Les facteurs associés à la prescription d’INA étaient l’existence d’une pathologie chronique chez les sujets de moins de 65 ans (OR=14,85 ; 13,00-16,97) et chez ceux de 65 ans et plus (OR=7,54 ; 5,86-9,70), la grossesse (OR=10,63 ; 7,67-15,76), l’obésité (OR=4,67 ; 3,50-6,22), le fait d’avoir été vu en consultation durant la pandémie A(H1N1)2009 (OR=3,19 ; 2,93-3,48), et le fait d’avoir 65 ans ou plus sans pathologie chronique sous-jacente (OR=1,35 ; 1,04-1,74). Selon les épidémies, le nombre de boîtes d’antiviraux délivrées en pharmacie durant les périodes épidémiques variait entre 165 et 835 pour 100 000 habitants.

    Conclusions

    Malgré les recommandations officielles, cette étude confirme la persistance d’une faible prescription chez les patients présentant un risque de grippe compliquée. Il parait important de mieux comprendre les freins à cette prescription, afin de prévenir une rupture plus profonde entre les experts de la grippe et les médecins de terrain.

    Druti

    2012 4 publications
    • Maladies infectieuses
    • Antibiorésistance

    Infections urinaires à bactéries résistantes aux antibiotiques diagnostiquées en médecine générale : estimation d’incidence, identification des facteurs associés et évaluation socio-économique, étude menée en médecine générale en France métropolitaine

    Contact
    Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous contacter.

    Contexte : Les infections urinaires (IU) sont un motif de consultation fréquent en médecine générale. La résistance nationale aux antibiotiques en milieu communautaire reste peu connue. Les objectifs de l’étude étaient  d’estimer l’incidence nationale des femmes consultant en médecine générale pour IU à entérobactéries résistantes aux antibiotiques et d’identifier les facteurs associés.

    Méthode : Etude transversale avec un plan d’échantillonnage à deux degrés auprès de médecins généralistes répartis sur toute la France incluant toute femme non institutionnalisée consultant pour IU. Les examens cytobactériologiques des urines systématiquement réalisés ont été centralisés. Les estimations d’incidence et de proportions, et  les analyses des facteurs associés ont été calculées avec le plan de sondage.

    Résultats 

    Le taux d'incidence annuelle des infections urinaires présumées en médecine générale a été estimé à 3 200 pour 100 000 femmes de 18 ans et plus en France [IC 95%: 2 400-4 000], avec un taux d'incidence annuelle des infections urinaires confirmées (ECBU positif) à 2 400 pour 100 000 femmes de 18 ans et plus [IC 95%: 1 800-3 000], des infections urinaires à E. coli à 2 000 pour 100 000 femmes de 18 ans et plus [IC 95%: 1 500-2 500], des infections urinaires à E. coli résistant aux fluoroquinolones à 102 pour 100 000 femmes de 18 ans et plus [IC 95%: 75-129]. Parmi les souches d’E. coli isolées, la résistance (I + R) était élevée pour l'amoxicilline (38%) et le cotrimoxazole (18,1%). La résistance à la ciprofloxacine et à la céfotaxime était faible (1,9%). Seules six E. coli producteurs de β-lactamase à spectre étendu ont été trouvées (1,6%).

    Parmi les femmes consultant en médecine générale, les facteurs associés aux infections urinaires à entérobactérie multirésistante étaient l'utilisation de pénicilline par la patiente au cours des trois derniers mois (odds ratio (OR) = 3,1; [1,2 - 8,0]), l’hébergement d’un résident d'un pays à haut risque de résistance aux antibiotiques dans les douze mois précédents l’épisode d’infection urinaire (OR = 4,0; [1,2 - 15,1]), et la consommation de viande crue dans les trois derniers mois (OR = 0,3; [0,1 - 0,9]). En revanche, les analyses n’ont pas retrouvé certains facteurs connus comme l’antécédent d’hospitalisation, les antécédents d’infections urinaires ou les voyages personnels.

    Conclusion : Même si les proportions de résistance retrouvées dans cette étude sont plus faibles qu’en milieu hospitalier ou dans les données de surveillance passive, des E. coli producteurs de beta lactamse à spectre étendu ont pu être identifiées. Les facteurs associés soulignent le rôle de l’environnement dans  l’antibiorésistance.


    Les études ancillaires de Druti

    Mathilde Cordier, chef de clinique des Universités dans le département de médecine générale de l'UVSQ, a souteny en 2014 son master d'épidémiologie sur l'évaluation du coût des IU. En résumé, les coûts moyen et médian de prise en charge d’une IU étaient de 69,73 euros et 37,74 euros par patiente, respectivement. En France métropolitaine, le coût sociétal s’élevait à 58 millions d’euros, dont 29 millions d’euros à la charge de la sécurité sociale.

    Trois internes de médecine générale ont commencé un travail de thèse sur les données de l'étude Druti. Leur travail portera sur i/ la prise en charge des infections urinaires en médecine générale, ii/ les tests diagnostiques et le pari du médecin et iii/ les facteurs prédictifs de guérison. Ces thèses devraient être soutenues en 2015 / 2016.

    Un grand merci à tous les médecins Sentinelles qui ont participé à cette étude !

    Publications :
    • François M, Clais B, Blanchon T, Souty C, Hanslik T, Rossignol L. Factors associated with the duration of symptoms in adult women with suspected cystitis in primary care. PLoS One. 2018. 13(7):e0201057 PubMed
    • Rossignol L, Vaux S, Maugat S, Blake A, Barlier R, Heym B, Le Strat Y, Blanchon T, Hanslik T, Coignard B. Incidence of urinary tract infections and antibiotic resistance in the outpatient setting: a cross-sectional study. Infection. 2017. 45(1):33-40 PubMed
    • François M, Hanslik T, Dervaux B, Le Strat Y, Souty C, Vaux S, Maugat S, Rondet C, Sarazin M, Heym B, Coignard B, Rossignol L. The economic burden of urinary tract infections in women visiting general practices in France: a cross-sectional survey. BMC Health Serv Res. 2016. 16(a):365 PubMed
    • Rossignol L, Maugat S, Blake A, Vaux S, Heym B, Le Strat Y, Kernéis S, Blanchon T, Coignard B, Hanslik T. Risk factors for resistance in urinary tract infections in women in general practice: A cross-sectional survey. J Infect. 2015. 71(3):302-11 PubMed

    PLAIETETA

    2012 1 publications
    • Maladies infectieuses
    • Vaccination

    Epidémiologie des plaies à risque tétanique vues par les médecins généralistes en France.

    Contexte: Tenant compte d’une éventuelle insuffisance vaccinale, la Direction Générale de la Santé (DGS) a élaboré une stratégie de prise en charge prophylactique et thérapeutique s’appuyant sur une caractérisation des plaies classées en mineure, majeure ou tétanigène et tenant compte du statut vaccinal du patient.
     

    Objectif:

    Mesurer la fréquence et la nature des blessures chez les patients traités en médecine générale, décrire l’état de vaccination contre le tétanos des patients et  les sources d'information disponibles pour décrire ce statut.

    Méthode:

    Etude nationale électronique par questionnaire descriptif, prospective, une semaine donnée, effectuée auprès des médecins généralistes du Réseau Sentinelles.

    Résultats:

    Le taux de participation a été de 12,6% ([IC à 95%, 10,6 - 14,6]). Grâce aux 130 médecins généralistes participant. 197 patients présentant des blessures ont été inclus et 175 ont été décrits. La fréquence des consultations pour blessures a été de 1,4 pour 100 consultations [1.2 - 1.6]. Ces blessures étaient : aigues dans 76% [69,7 - 82,3] des cas, d'origine traumatique (54,8% [47,5 - 62,1], datant de plus de 24 heures (64,7% [56,7 -72,7]), propres et sans délabrement osseux et / ou musculaire (94% [90,5 - 97,5].

    Le statut vaccinal était connu pour 71 % [64-78] des patients. Selon le calendrier de vaccination 2013, 21% [13,9 - 28,1] des patients n’étaient pas à jour de leur vaccination, principalement pour les plus 75 ans.

    Conclusion:

    Cette étude décrit avec détails les plaies traitées en médecine générale en France et l'état vaccinal des patients associé à ces plaies. Elle souligne ainsi le l’importance de la mise à jour de la vaccination qui reste le meilleur moyen pour éviter cette maladie.


     Contact: marianne.sarazin@iplesp.upmc.fr

    Publications :
    • Sarazin M, Roberton F, Charles R, Falchi A, Chiappe SG, Blanchon T, Lucht F, Hanslik T. A survey of French general practitioners on the epidemiology of wounds in family practice. Int J Gen Med. 2015. 8:215-20 PubMed

    Enquête descriptive nationale menée en médecine générale auprès des médecins généralistes du réseau Sentinelles, et de leurs patients pratiquant l’autosondage intermittent.

    Contexte : L’autosondage intermittent (ASI) est le mode de drainage vésical de référence chez les patients en rétention urinaire chronique, quelle qu’en soit la cause et quel que soit l’âge. La pratique de l’ASI propre en ville reste confidentielle. Il y a peu de donner sur sa prévalence et sur la qualité de vie des patients qui l’utilisent.

    Objectifs: Estimer la prévalence en France des patients suivis par un médecin généraliste et qui pratiquent l’ASI; décrire les connaissances sur l’ASI des MG et de leurs patients ; déterminer la qualité de vie de ces patients.

    Méthodes: Etude transversale en France métropolitaine de novembre 2012 à septembre 2013 auprès de médecins généralistes du réseau Sentinelles et leurs patients pratiquant l’ASI. Une analyse descriptive et une régression linéaire ont permis l’analyse des liens entre qualité de vie (mesurée par les scores SF12 et Qualiveen) et les caractéristiques des patients.

    Résultats: La prévalence des patients qui pratiquent l’ASI a été estimée à 61,7 cas sur 100 000 habitants (intervalle de confiance à 95% (IC)= 61,0-62,4). Les hommes représentaient 58,8 % des cas et l’âge moyen était de 53,8 ans. Ils pratiquaient en moyenne 4,84 ASI par jour depuis 10,5 ans. Sur les douze derniers mois, 55% patients ont présenté une incontinence urinaire et 63% ont rapporté une infection urinaire. La moyenne du score Qualiveen était de 1,38 (95% IC: 1,23-1,53). Le score SF-12 moyen était de 38,6 (95% IC: 36,8-40,4) pour la composant physique et 46,4 (95% IC: 44,3-48,5) pour la composante psychique. La présence d’une constipation et un faible score Qualiveen  étaient liés à un faible score physique du score SF-12. Le traitement à visée urinaire (anticholinergique, alpha-bloquant, anti-spasmodique, toxine botulique, …) était lié à un faible score mental du score SF-12. Un faible score Qualiveen était associé à la présence d’une incontinence urinaire et d’infections urinaires.

    Conclusion: L’ASI semble être une pratique fréquente parmi les patients suivis par un MG. Les connaissances sur la technique de l’ASI semblent cependant hétérogènes. Les infections urinaires, l’incontinence urinaire et la constipation sont fréquents parmi les patients pratiquant l’ASI, facteurs qui réduisent leur qualité de vie.

    Contact :

    Publications :
    • Gonzalez Chiappe S, Lasserre A, Chartier-Kastler E, Falchi A, Blaizeau F, Blanchon T, Hanslik T, Denys P. Use of clean intermittent self-catheterization in France: A survey of patient and GP perspectives. Neurourol Urodyn. 2016. 35(4):528-34 PubMed

    Saisonnalité des cystites

    2012 1 publications
    • Biostatistiques
    • Maladies infectieuses
    • Urologie

    Résumé

    Une variation saisonnière des septicémies à Escherichia coli a récemment été montrée aux USA. Or les infections urinaires sont la principale porte d'entrée de ces septicémies et l’hypothèse d’une saisonnalité des infections urinaires a déjà été avancée. A partir des données d’IMS-health France sur les ventes en officine de ville, il a été effectué une analyse spectrale des ventes d’antibiotiques urinaires. En se basant sur les séries temporelles de ventes de fosfomycine et sulfamethoxazole, il a été possible de montrer l’existence d’une saisonnalité annuelle entre 2001 et 2012 avec des pics durant les mois d’été. Fort de ce premier constat, la même étude a été effectuée à partir des données de recherche de Google en France et dans six autres pays. Le même phénomène a été observé. Ceci représente un argument en faveur d’une saisonnalité des cystites aigues simples.

    Publications :
    • Rossignol L, Pelat C, Lambert B, Flahault A, Chartier-Kastler E, Hanslik T. A method to assess seasonality of urinary tract infections based on medication sales and google trends. PLoS One. 2013. 8(10):e76020 PubMed

    PERCEVAC

    2011 1 publications
    • Pédiatrie
    • Perception des MG
    • Vaccination

    L'étude Percevac était une étude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes et de pédiatres.

    OBJECTIFS:
    Comprendre quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les médecins dans leurs pratiques quotidienne pour l'application des recommandations, savoir quels sont les moyens d'information dont ils disposent et recueillir leurs besoins en vue d'une mise en oeuvre optimale des modifications éventuelles du calendrier vaccinal.

    METHODOLOGIE:
    L'étude consistait en la réalisation de plusieurs Focus-Groups (entretiens de groupe) de médecins généralistes et de pédiatres, dans cinq régions du territoire métropolitain (Île de France, Haute-Normandie, PACA, Languedoc-Roussilon et Poitou-Charentes). Ils étaient animés par des médecins généralistes formés à cette technique d'enquête.
    Ces entretiens de groupe ont été complétés par plusieurs entretiens individuels entre une enquêtrice formée à la technique d'enquête qualitative et un médecin généraliste.

    Cette étude a été réalisée par le réseau Sentinelles, à la demande du Comité Technique des Vaccinations (CTV).

    RESULTATS
    Les discours des médecins recueillis ont  montré que les éventuelles modifications de la vaccination DTCaPHib seraient bien acceptées sous réserve de solides justifications scientifiques.

    Période: Début juin à fin décembre 2011

    Contact: blaizeau@u707.jussieu.fr

    Publications :
    • Lungarde K, Blaizeau F, Auger-Aubin I, Floret D, Gilberg S, Jestin C, Hanslik T, Le Goaster C, Lévy-Bruhl D, Blanchon T, Rossignol L. How French physicians manage with a future change in the primary vaccination of infants against diphtheria, tetanus, pertussis and poliomyelitis? A qualitative study with focus groups. BMC Fam Pract. 2013. 14(1):85 PubMed

    FLUCOUV

    2011 1 publications
    • Grippe
    • Vaccination

    Cette étude vise à estimer la la couverture vaccinale contre la grippe saisonnière pendant la saison 2010-2011 des patients consultant les médecins du Réseau Sentinelles.

    Contexte: La loi de Santé Publique de 2004 a préconisé d’atteindre ou de maintenir un taux de couverture vaccinale contre la grippe saisonnière d’au moins 75% dans tous ces groupes cibles.
    Schéma de l’étude : Etude transversale un jour donné auprès des médecins du Réseau Sentinelles volontaires pour participer.
    Objectif principal : Estimer la couverture vaccinale contre la grippe saisonnière pendant la saison 2010-2011 des patients consultant les médecins du Réseau Sentinelles.
    Méthode : Les médecins participants rempliront, lors d'une journée de consultation tirée au sort, un questionnaire recensant des informations sur tous les patients vus en consultation ce jour là (âge, sexe, BMI, statut enceinte ou non des patientes, appartenance ou non à une catégorie à risque définie par les recommandations de 2010, statut vaccinal contre la grippe saisonnière en 2009-2010, 2010-2011 et contre la grippe A(H1N1) en 2009-2010.
    Résultats : Sur les 1323 médecins sollicités, 203 ont accepté de participer et inclus 4248 patients. Les couvertures vaccinales ont été estimées respectivement à 30% [IC95%], 32% et 16% pour les vaccins saisonniers 2010-2011, 2009-2010 et pandémique. Les plus de 65 ans (N=1259, 30%) étaient vaccinés à plus de 70 % pour les vaccins saisonniers. Les patients les mieux vaccinés sont ceux avec cardiopathies et néphropathies graves à plus de 75% et les moins vaccinés sont les femmes enceintes chez lesquelles les estimations de couvertures vaccinales ne dépassaient pas 7%.
    Conclusion : Cette étude a permis de montrer que la couverture vaccinale contre la grippe saisonnière 2010-2011 des patients des médecins Sentinelles était sensiblement supérieure à celle trouvée en population générale. Cependant, ces couvertures restent inférieures à l’objectif de 75 % dans tous les groupes ciblés.


    Contact de l'étude: Ludivine PRIVILEGGIO privileggio@u707.jussieu.fr

    Publications :
    • Privileggio L, Falchi A, Grisoni ML, Souty C, Turbelin C, Fonteneau L, Hanslik T, Kernéis S. Rates of immunization against pandemic and seasonal influenza in persons at high risk of severe influenza illness: a cross-sectional study among patients of the French Sentinelles general practitioners. BMC Public Health. 2013. 13(1):246 PubMed

    SENTIVIR

    2010 1 publications 1 documents
    • Grippe
    • Systèmes de surveillance
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Epidémie

    Surveillance virologique intégrée à la surveillance cliniques des syndromes grippaux sur le réseau Sentinelles

    Contexte
    Le réseau Sentinelles, surveille depuis 1984 les syndromes grippaux répondant à une définition de cas suivante, fièvre de plus de 39°C d’apparition brutale accompagnée de myalgies et de signes respiratoires. La surveillance nationale ne prévoit pas de confirmation virologique des syndromes grippaux rapportés.
    La réalisation d’une surveillance conjointe clinique et virologique permettra d’estimer la part respective des différents virus respiratoires saisonniers dans l’incidence des syndromes grippaux vus en médecine générale.

    Objectifs
    Estimer l’incidence de consultation en médecine générale pour grippe confirmée virologiquement, en s’appuyant sur la réalisation conjointe d’une surveillance clinique et virologique.Sur le plan cognitif, la mise en place d’une telle surveillance virologique permettra de disposer d’informations jusqu’à présent inconnues concernant la circulation des différents virus respiratoires en communauté, et de caractériser les différences d’impact en fonction de l’âge. Enfin la fréquence et l’influence des co-infections virales sur les paramètres cliniques qui seront recueillis finement pourront être étudiées.
    Ce projet se veut aussi exploratoire et testera la faisabilité de l’implémentation en continue de cette surveillance virologique sur le réseau Sentinelles.

    Methodologie

    La surveillance a été proposée aux médecins généralistes du réseau Sentinelles ayant effectué au moins une déclaration de cas dans le cadre de la surveillance continue depuis le 1er juillet 2009 (n=388). Elle a été effectuée dans un premier temps entre les mois de janvier 2010 et février 2010, avec envois par voie postale, de prélèvements nasaux aux laboratoires de virologie référents, d’une part, et d’un questionnaire patient-médecin à l’UMR S 707, d’autre part.
    La deuxieme phase a demarrée le 3 Janvier 2011 et s'est terminée le 14 Avril 2011.

    Résultats :Cette étude a montré la faisabilité d’une surveillance intégrant le diagnostic virologique de 18 virus respiratoires et la surveillance clinique des syndromes grippaux, au sein du réseau sentinelles. L’analyse des caractéristiques cliniques et démographiques des patients présentant des SG pendant l'hiver 2010-2011 a montré que l'âge était le facteur prédictif principal de positivité à au moins un des 18 virus respiratoires analysés.

    Conclusion:Ces données contribuent à une meilleure compréhension de la dynamique des virus respiratoires pendant une épidémie. Ces résultats donnent également des informations sur les associations entre un diagnostic virologique et des caractéristiques cliniques et démographiques des patients.

    Contact: falchi@u707.jussieu.fr

    Publications :
    • Falchi A, Turbelin C, Andreoletti L, Arena C, Blanchon T, Bonmarin I, Hanslik T, Leruez-Ville M, De Lamballerie X, Carrat F. Nationwide surveillance of 18 respiratory viruses in patients with influenza-like illnesses: A pilot feasibility study in the French Sentinel Network. J Med Virol. 2011. 83(8):1451-7 PubMed

    FLU-HOSPIT

    2010 1 publications
    • Grippe
    • Systèmes de surveillance
    • Hospitalisation
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Epidémie

    Analyse des données d'hospitalisation pour syndrome grippal de la base de données du réseau Sentinelles.

    Contexte :
    La gravité de la pandémie grippale à virus AH1N1v reste à préciser. Le taux d'hospitalisation pour grippe pourrait constituer un indicateur permettant d'estimer la virulence de cette grippe. Les médecins du réseau Sentinelles de l'Inserm surveillent depuis 25 ans le nombre de syndromes grippaux vus en consultation (définis par une fièvre supérieure à 39°C, d’apparition brutale, accompagnée de myalgies et de signes respiratoires). Pour chaque cas de syndrome grippal, la nécessité éventuelle d'une hospitalisation est déclarée par le médecin. On dispose ainsi d'une base de données permettant de mesurer quel a été l'impact de la pandémie en terme d'hospitalisation des sujets présentant un syndrome grippal vus en médecine générale.

    Objectif :
    Principal : déterminer l'incidence des hospitalisations chez les patients vus en médecine générale en France métropolitaine pour syndrome grippal durant l'épidémie de grippe AH1N1v, comparativement aux épidémies saisonnières passées.
    Secondaire : décrire les caractéristiques des patients hospitalisés par les médecins généralistes lors de l'épidémie à virus AH1N1v et les comparer aux caractéristiques i) de l'ensemble des syndromes grippaux observés durant la grippe pandémique et ii) des patients hospitalisés lors des précédentes épidémies saisonnières.

    Publications :
    • Pelat C, Lasserre A, Xavier A, Turbelin C, Blanchon T, Hanslik T. Hospitalization of influenza-like illness patients recommended by general practitioners in France between 1997 and 2010. Influenza Other Respi Viruses. 2013. 7(1):74-84 PubMed

    Scores Cliniques

    2010 1 publications
    • Perception des MG
    • Santé publique

    Contexte: Les scores cliniques ont pour but de réduire les incertitudes relatives à un diagnostic ou à un pronostic en connaissance des biais statistiques liés à leur construction. La prévalence de leur utilisation en médecine générale n’est actuellement pas connue en France. Aucune donnée disponible ne permet d’évaluer l’impact des scores dans l’organisation de la prise en charge quotidienne des patients par les médecins généralistes.

    Objectifs
    Nous proposons de mener une étude qui permettrait d’objectiver la prévalence d’utilisation des scores cliniques en médecine générale en France, d’identifier ceux étant les plus utilisés et de déterminer les sources d’information pour la connaissance de ces scores.
    Enquête transversale :
    Estimer la prévalence d’utilisation des scores cliniques par les médecins généralistes, dans leur pratique quotidienne en France.
    Focus Groupes :
    Identifier les pratiques d’utilisation des scores de trois échantillons de médecins généralistes.

    Méthode
    Enquête descriptive en deux temps :
    - Enquête transversale a eu lieu au mois de Juin 2010. Cette enquête transversale a été menée auprès des médecins généralistes du réseau Sentinelles
    - Trois Focus Groupes : (Février 2011) élaboration d’une « topic list » guidant la discussion sur des questions concernant l’intérêt et la compréhension des scores en médecine générale, les scores les plus utilisés, le contexte d’utilisation, les outils qui pourraient permettre une intégration adéquate et selon les besoins de scores dans la pratique courante de médecine générale.

    Résultats :
    -Les résultats l'enquête transversale sont en cours d'analyse (voir plaquette)
    -La phase "Focus groupes" est en cours

    Contact de l'étude : Marianne Sarazin

    Publications :
    • Sarazin M, Chiappe SG, Kasprzyk M, Mismetti P, Lasserre A. A survey of French general practitioners and a qualitative study on their use and assessment of predictive clinical scores. Int J Gen Med. 2013. 6:419-26 PubMed

    Ado-Vax

    2010
    • Perception des MG
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Infections sexuellement transmissibles (IST)
    • Vaccination

    Pratiques et déterminants de la vaccination anti-HPV de l’adolescente en France

    Contexte : Depuis 2007, la vaccination anti-HPV prévenant les 2/3 des cancer du col de l’utérus est recommandée en France chez les jeunes filles de 14 ans, et en rattrapage jusqu’à 23 ans (au plus tard un an après le début d’une activité sexuelle). Malgré une acceptation très bonne chez les médecins et correcte chez les jeunes filles, la couverture vaccinale est insuffisante. Les médecins généralistes sont les principaux acteurs de la vaccination des adolescents. Nous manquons de données permettant d’analyser les raisons de cette sous-vaccination.

    Objectifs :
    Principal : évaluer, en médecine générale en France, les pratiques et déterminants de la vaccination anti-HPV
    Secondaires :  évaluer  la couverture vaccinale des adolescentes pour la vaccination anti-HPV e identifier les obstacles à la vaccination anti-HPV rencontrés en médecine générale.
    L’étude est proposée aux médecins généralistes du Réseau Sentinelles

    Méthode : Enquête épidémiologique nationale transversale rétrospective.
    Chaque médecin participant est amené à remplir un questionnaire avec deux volets:
    i. Une partie concernant sa pratique et sa perception de la vaccination de l’adolescent
    ii. Une partie concernant la dernière jeune fille âgée de 14 à 17 ans et la dernière jeune fille âgée de 18 à 23 ans qu’il a vues en consultation : les questions porteront sur le contexte de la consultation, la connaissance du médecin de la patiente et de son statut vaccinal, l’attitude du médecin vis-à-vis de la vaccination anti-HPV pour cette patiente.

    Résultats:

    Cette étude menée avant le changement de politique vaccinale a permis d’évaluer une couverture vaccinale de 55% chez les jeunes filles de 14-17 ans et de 82% chez les jeunes femmes  de 18-23 ans concernées par le rattrapage vaccinal.

    Contact : Pascale Thierry, interne de médecine générale

    APIC : Acquisition de Pathologies Infectieuses en Cabinets

    2010 1 documents
    • Gastroentérite
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Epidémie

    Etude interventionnelle visant à évaluer l'impact de la mise à disposition d'une solution hydroalcoolique au sein du cabinet de médecine générale sur le risque d'acquisition d'une diarrhée aiguë associée aux soins.

    Objectifs de l’étude

    Objectif principal

    Comparer la fréquence de consultation pour une darrhée aiguë de patients ayuant fréquenté ce même cabinet médical pour une autre raison dans les 10 jours précédents, dans un groupe de cabinets équipés d'une solution hydroalcoolique par rapport à un groupe de cabinets médicaux non équipés et continuant en fonctionnement habituel.

    Objectifs secondaires

    Evaluer les conséquences des épisodes infectieux potentiellement acquis au cabinet en terme économique : arrêt de travail, éviction scolaire, prescription médicamenteuse…,

    Evaluer l'impact de l'utilisation d'une solution hydroalcoolique sur les populations virales, responsables des diarrhées aiguës, présentes sur les surfaces inertes du cabinet médical,

    Evaluer l'acceptabilité des mesures barrières (mises à disposition de SHA) par les patients fréquentant les cabinets interventionnels.

    Méthodologie de l’étude


    Enquête épidémiologique interventionnelle prospective, auprès de 46 médecins généralistes des régions Centre et Ile-de-France. Les cabinets médicaux ont été randomisés dans deux groupes : le groupe interventionnel et le groupe témoin. Le groupe interventionnel disposait d’une solution hydroalcoolique destinée aux personnes fréquentant le cabinet. Un questionnaire a été rempli pour tous les patients atteints de diarrhée aiguë vu en consultation du 17 janvier au 19 mars 2011.

    Contact : Cécile Saugeon, Dr vétérinaire épidémiologiste, animatrice de l'antenne Centre du réseau Sentinelles-->

    VACCIVAR

    2010 1 publications
    • Pédiatrie
    • Perception des MG
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Vaccination
    • Varicelle

    Objectifs : Évaluer les pratiques des médecins généralistes concernant l’application de la nouvelle recommandation de 2007 de vaccination contre la varicelle des adolescents de 12 à 18 ans non immuns. Évaluer la couverture vaccinale pour la population étudiée.
    Méthode : Un questionnaire électronique a été proposé aux 1008 médecins généralistes (MG) du réseau Sentinelles participant aux études. Chacun devait inclure le dernier adolescent de 12 à 18 ans vu en consultation, sans antécédent connu de varicelle ou dont le statut était douteux.
    Résultats : Entre le 04 novembre 2010 et le 04 janvier 2011, 141 patients ont été inclus, soit un taux de participation de 14%. Cent trente-trois questionnaires sur 141 (94 %) ont pu être analysés. La couverture vaccinale dans la population enquêtée est était de 2%. Parmi les 127 MG ayant inclus des patients non vaccinés, 70% (89/127) n’étaient pas informés de la nouvelle recommandation vaccinale de 2007 et soixante et onze pourcent (90/127) n’ont n’avaient pas l’intention de vacciner leur patient.
    Conclusion : Cette recommandation vaccinale semble encore mal connue et mal acceptée par les MG. La couverture vaccinale dans la population enquêtée reste très faible. Un effort de diffusion et de justification de la recommandation semble devoir être réalisé.

    Période : de octobre 2010 à janvier 2011
    Contact : Fanette Blaizeau
    sociologue, réseau Sentinelles

    Publications :
    • Blaizeau F, Lasserre A, Rossignol L, Blanchon T, Kernéis S, Hanslik T, Levy-Bruhl D. Practices of French family physicians concerning varicella vaccination for teenagers. Med Mal Infect. 2012. 42(9):429-34 PubMed

    DAVIA

    2010 2 publications
    • Gastroentérite
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Epidémie

    Etude observationnelle visant à identifier les facteurs de risque des diarrhées aiguës d'origine virale.

    Contexte : Les données décrivant l'épidémiologie et la prise en charge en médecine générale de la diarrhée aiguë (DA) virale chez l'adulte sont rares. L'objectif de cette étude était de déterminer l'incidence, les caractéristiques cliniques, les facteurs de risque et la prise en charge des DA virales hivernales chez l'adulte.

    Méthodes : L'incidence de la DA chez l'adulte au cours de deux hivers consécutifs (de Décembre 2010 à Avril 2011 et de Décembre 2011 à Avril 2012) a été estimée à partir du réseau Sentinelles. Au cours de ces deux hivers, un sous-ensemble de médecins Sentinelles a identifié et inclus les patients adultes qui ont consulté pour une DA. Ces derniers ont alors renseigné un questionnaire et ont renvoyé un échantillon de selles pour examen virologique. Tous les échantillons de selles ont été testés pour les virus suivants : astrovirus, rotavirus du groupe A, adénovirus entériques humains et norovirus de génogroupe I et II. Des témoins appariés sur l'âge et le sexe ont également été inclus afin de rechercher les facteurs de risque de DA virale.

    Résultats : Pendant les hivers étudiés, l'incidence moyenne de la DA chez l'adulte a été estimée à 3 158 pour 100 000 adultes français (95% CI [2321 - 3997]). Les signes cliniques les plus souvent signalés ont été les douleurs abdominales (91,1%), la diarrhée aqueuse (88,5%) et les nausées (83,3%). Les médecins ont prescrit un traitement médicamenteux à 95% des patients avec une DA, et un arrêt de travail à 80% de ces patients. Les investigations virologiques ont été positives pour au moins un des virus entériques recherchés, chez 65% (IC 95% [57-73]) des patients atteints d'une DA, avec une prédominance de norovirus (49%). Les facteurs de risque significativement associés à l'acquisition d'une DA virale ont été le contact avec une personne qui a souffert d'une DA dans les 7 derniers jours, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du foyer familial, et le fait d'être actif (activité professionnelle ou étudiant). 

    Conclusions : Pendant l'hiver, les DA d'origine virale constituent une maladie fréquente chez l'adulte, et les norovirus en sont le plus souvent la cause. Aucun facteur de risque évitable a été identifié autre que le contact avec une personne atteinte d'une DA. Ainsi, à l'heure actuelle, le renforcement de l'éducation relative à l'hygiène des mains reste la seule façon de réduire le poids de cette maladie.

    Contacts : Christophe Arena

    Publications :
    • Arena C, Amoros JP, Vaillant V, Ambert-Balay K, Chikhi-Brachet R, Jourdan-Da Silva N, Varesi L, Arrighi J, Souty C, Blanchon T, Falchi A, Hanslik T. Acute diarrhea in adults consulting a general practitioner in France during winter: incidence, clinical characteristics, management and risk factors. BMC Infect Dis. 2014. 14(1):574 PubMed
    • Arena C, Amoros JP, Vaillant V, Balay K, Chikhi-Brachet R, Varesi L, Arrighi J, Blanchon T, Carrat F, Hanslik T, Falchi A. Simultaneous investigation of influenza and enteric viruses in the stools of adult patients consulting in general practice for acute diarrhea. Virol J. 2012. 9(1):116 PubMed

    EPA Cardio

    2009
    • Cardiologie
    • Perception des MG

    Prévention et gestion du risque cardiovasculaire en médecine générale en France (volet français de l'enquête européenne EPA CARDIO)
    Contexte: La pathologie cardiovasculaire a un impact majeur sur la mortalité et la qualité de vie. Aujourd’hui nous manquons d’indicateurs validés au niveau international pour évaluer la qualité de la mise en œuvre des moyens de prévention du risque cardiovasculaire. Nous manquons aussi de données comparatives sur la qualité de ces pratiques dans les pays développés. Nous ne savons pas si la politique de santé et d’organisation des soins primaires est mieux appliquée dans certains pays que sans d’autres.

    Objectifs:
    Décrire la prise en charge du risque cardiovasculaire (RCV) en MG en France.
    Analyser les liens entre la qualité de la prise en charge du RCV et les caractéristiques des patients et des professionnels de santé.
    Décrire les modes de vie (tabac, exercice physique, régime alimentaire) des patients à haut RCV et des patients en bonne santé.
    Connaître les expériences et l’avis des MG et des patients sur ce que la MG peut apporter à la prévention des maladies

    Méthodologie
    Enquête transversale observationnelle menée dans 10 pays européens. 36 MG du réseau y participent

    Résultats: Nous vous ferons part des résultats européens dès que nous en aurons eu connaissance

    Période: février -  juillet 2009

    ZOFAR

    2009 1 publications 1 documents
    • Maladies infectieuses
    • Dermatologie
    • Zona

    ZOFAR: Facteurs de risque de survenue d'un zona à partir de 50 ans Objectifs Principal  : Rechercher des facteurs de risque susceptibles d'être associés à l’apparition d’un zona, chez les sujets âgés de plus de 50 ans vus en médecine générale en France. L’association du zona avec les facteurs suivants sera étudiée : événements de vie inducteurs de stress dans les 6 mois précédents, traumatisme préalable (brûlures, coup de soleil, blessures, procédures orthopédiques, chirurgies), tabagisme, alcool, diabètes, exposition passée à des jeunes enfants (familial et professionnel). Secondaire : Décrire la prise en charge du zona en médecine générale en France, décrire les motifs qui mènent un patient à consulter le médecin généraliste (MG), et analyser la conduite du traitement antiviral. Methodologie : étude de type cas-témoins réalisée en médecine générale en France Métropolitaine, menée entre avril 2009 et août 2010. Résultats : A l’issue de la méthode pas à pas descendante, le modèle final comporte trois variables : celle concernant au moins un antécédent familial de zona (OR 3,69 IC95 % [1,82 ; 7,51]), un score de dépression (échelle HAD >6) (OR 4,15 IC95 % [1,88 ; 9,16]), et un événement de vie avec un impact négatif (OR 4,15 IC95 % [1,46 ; 5,51]). Elles sont toutes significativement associées à la survenue de zona (p<0,001) chez des sujets de plus de 50 ans, ajusté sur l’âge, le sexe, et d’autres antécédentes cliniques.

    Conclusions : Le stress et la dépression, dans la survenue du zona, renforcerait l’hypothèse d’une relation entre détresse psychologique et immunosuppression dans l’activation du VZV (Virus Zona Varicelle).

     

    Publications :
    • Lasserre A, Blaizeau F, Gorwood P, Bloch K, Chauvin P, Liard F, Blanchon T, Hanslik T. Herpes zoster: Family history and psychological stress-Case-control study. J Clin Virol. 2012. 55(2):153-7 PubMed

    Epi-BCG

    2009 1 publications 4 documents
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Tuberculose
    • Vaccination

    Pratiques et déterminants de la vaccination BCG en médecine générale, en France, depuis la suspension de l'obligation vaccinale

    Contexte
    : En France, la tuberculose a fortement diminué, avec une incidence à 8.9 cas pour 100 000 habitants, en 2005. Toutefois de fortes disparités existent. Dans ce contexte et suite à une réflexion progressive, l'obligation de vaccination par le BCG a été suspendu en août 2008, associée à une recommandation vaccinale pour les enfants appartenant à des groupes à risque de tuberculose.
    Une première étude menée par l'InVs, en février-mars 2008, a montré une baisse de la couverture vaccinale des enfants nés après la suspension de l'obligation. Les enfants faisant l'objet d'une recommandation de vaccination sont également concernés par cette diminution de la couverture vaccinale. Suite au changement de politique vaccinale et aux résultats de cette première étude, il a paru important d'identifier les pratiques de la vaccination par le BCG en médecine générale, en France, depuis la suspension de l'obligation vaccinale et leurs déterminants.
    Objectifs : Identifier les pratiques des médecins généralistes (MG) de France métropolitaine vis-à-vis de la vaccination BCG, ainsi que leurs déterminants.
    Méthode : Etude en deux étapes : une première, qualitative, effectuée auprès de deux « focus groups » ; une seconde, quantitative, menée auprès des MG du réseau Sentinelles, dont le questionnaire construit à partir des résultats de l’enquête qualitative recueillait des informations sur le médecin et trois derniers enfants de moins de 2 ans vus en consultation.

    Résultats : Au total 358 MG ont inclus 920 enfants. Parmi les 261 enfants éligibles pour la vaccination BCG, 44 % étaient vaccinés. La probabilité d'être vacciné était plus élevée chez les enfants de plus de 6 mois (OR = 3,4 [IC 95 % = 1,4 - 8,6]), les enfants vivant en Ile-de-France (OR = 14,7 [4,4 - 49,5]), les enfants pour lesquels un voyage dans un pays de forte endémie tuberculeuse était prévu (OR = 3,5 [1,4 - 8,6]), et ceux présentant un risque particulier selon le MG (OR = 19,9 [6,2 - 63,9]). De même le nombre de recommandations de vaccination par le BCG connues par le MG (OR = 1,4 [1,1 - 1.9]) et la perception que la tuberculose était une maladie fréquente (OR = 2,2 [1,1 - 4,5]), augmentaient la probabilité d’être vacciné. En revanche, les enfants vus par un MG détenteur d’un diplôme en maladies infectieuses étaient moins souvent vaccinés (OR = 0,14 [0,1 - 0,4]).

    Conclusions : La réussite de cette politique de vaccination ciblée passera par un renforcement des actions menées sur les déterminants mis en évidence.

    Publications :
    • Rossignol L, Guthmann JP, Kernéis S, Aubin-Auger I, Lasserre A, Chauvin P, Pelat C, Hanslik T, Lévy-Bruhl D, Blanchon T. Barriers to implementation of the new targeted BCG vaccination in France: a cross sectional study. Vaccine. 2011. 29(32):5232-7 PubMed

    FLUCO

    2009
    • Grippe
    • Epidémie

    Contexte : Depuis la mi-avril 2009, le Mexique puis rapidement les USA ont fait état de l’émergence d’un nouveau variant grippal A/H1N1v d’origine porcine à capacité pandémique (A/H1N1v pour variant). Des interrogations demeurent concernant les différences d’expression de cette grippe et sa gravité, gravité qui conditionne en partie les mesures de lutte et de prise en charge à mettre en œuvre. Une cohorte prospective multicentrique nationale de patients atteints de grippe A/H1N1v avérée, quelle que soit la gravité (enfants ou adultes) a été mise en place. Cette étude de recherche biomédicale est articulée de manière étroite avec la surveillance épidémiologique assurée par l’InvS. Le tronc commun clinico-viro-épidémiologique est complété par des modules spécialisés, spécifiques : complications de la grippe, sciences économiques et sociales, éthique, immunologie, virologie, génétique.

    Objectif principal
    : Identifier les facteurs de risque, cliniques, virologiques épidémiologiques, bactériologiques et immunologiques…) associés au développement des formes graves d’infection par le virus A/H1N1v, à partir d’une description des formes cliniques de l’infection en général, et d’une étude nosographique détaillée des formes graves.

    Méthodes : Cohorte prospective de patients atteints de formes graves ou bénignes de grippe. L’identification des facteurs associés à la gravité résultera d’une comparaison de type cas témoins entre :
    • Les cas seront les patients atteints de formes graves en principe prises en charge en hospitalisation voire réanimation,
    • Les témoins seront les patients atteints des formes bénignes en principe prises en charge en médecine ambulatoire
    • Cela n’indique en aucune manière que les patients en ambulatoire sont a priori des témoins et ceux hospitalisés des cas.
    L’enquête sera de nature exploratoire dans la mesure où de nombreux facteurs associés à la gravité seront analysés. Les cas et témoins seront recrutés de manière incidente.
    Les réseaux de surveillances promus par l’InVS (Sentinelles, GROG) et des départements de médecine générale (DMG) contribuent au recrutement et au suivi des formes bénignes.

    Période : saison hivernale 2009-2010.

    Résultats : L'étude a demarré le 30 novembre avec le premier cas grave à l'hôpital. Au 14 janvier 2010, seuls 57 patients avaient été inclus. De ce fait et face à la décrue épidémique, il a été décidé d'arrêter l'étude au 15 janvier 2010.

    Récurrence des infections grippales et conséquences en termes de récurrences épidémiques et de risque pandémique.

    Contexte :
    Il n’existe aucune donnée longitudinale et prospective sur le risque d’infection grippale chez l’homme. Les modalités de la constitution du répertoire immunitaire contre les virus grippaux et leurs déterminants ont été peu étudiées. Or, ces éléments conditionnent la susceptibilité aux infections à un niveau individuel et, potentiellement, participent à sélectionner les virus grippaux responsables d’épidémies à un niveau collectif. Le contexte d’une menace pandémique justifie d’autant plus l’acquisition de telles connaissances. Ce protocole de cohorte sur les déterminants du risque de grippe est soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche.
    Objectif :Cette étude vise à identifier, au niveau de l’individu, les facteurs immunologiques et virologiques du risque d’infection grippale saisonnière.
    Méthodologie :Cette étude, démarrée le 15 janvier 2008, implique 57 médecins généralistes dont 52 sont des médecins Sentinelles. L’objectif est d’inclure 600 patients pendant l’épidémie saisonnière de grippe 2007/2008 :
    - 300 patients inclus pour un syndrome grippal
    - 300 patients inclus pour un motif autre que la grippe, mais de nature aigue
    Ces patients seront suivis pendant 3 ans avec des collections biologiques et un suivi actif des événements cliniques.

    EPICOQ:Incidence Coqueluche

    2008 1 publications
    • Systèmes de surveillance
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Coqueluche

    Evaluation en Ile-de-France de l’incidence des cas de coqueluche vus en médecine générale chez l’adolescent de 13 ans et plus et chez l’adulte.

    Contexte : la coqueluche est une maladie devenue rare chez les enfants protégés car vaccinés, mais elle persiste chez les nourrissons non ou incomplètement vaccinés et chez les adolescents ou adultes chez qui la protection acquise après la vaccination ou la maladie a disparue.Cette pathologie est actuellement surveillée en France, en pédiatrie, par RENACOQ, mais les données d'épidémiologie dans la population adulte ne sont qu’indirectes.Un réseau de surveillance pérenne, est un objectif à long terme du réseau Sentinelles conjointement à l’Institut Pasteur. Avant de mettre en place un réseau de surveillance, une première phase exploratoire pour l’évaluation de l’incidence de coqueluche s’impose.
    Objectif : estimer l'incidence de la coqueluche dans la population adulte et adolescente consultant des médecins généralistes  (MG) en Ile-de-France.
    Méthodes : étude prospective avec recueuil d'informations sociodémographiques et cliniques concernant tous les patients de 13 ans et plus pour lesquels une suspicion de coqueluche a été évoquée par son MG  Les analyses biologiques de confirmation ont  été centralisés à l'Insitut Pasteur. Cette étude s'est déroulée entre mai 2008 et mars 2009.
    Résultats :  34 MG ont inclus des patients, et 10 MG ont surveillé tout au long de l’étude sans pour autant trouver des patients avec des signes évocateurs de la coqueluche. Au total, 230 patients ont été inclus, mais 204 prélèvements ont été reçus à l’IP : parmi eux, 46 cas (22,6 %) ont été retenus : 21 cas confirmés biologiquement, 24 cas cliniques et 1 cas épidémiologique. L’incidence de cas de coqueluche retenus en Ile-de-France en médecine générale, d’après cette étude, serait de 130 cas par an pour 100 000 habitants.
    Conclusions :Les données de cette étude sont les premières à pouvoir rendre compte des difficultés clini-ques et biologiques que rencontrent les MG pour diagnostiquer la coqueluche chez l’adulte en France. Elles ont permis de montrer que l’incidence de la maladie a très fortement diminué chez l’adolescent mais circule encore chez l’adulte qui est maintenant le principal contaminateur des nourrissons de moins de deux mois non vaccinés.
    Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la plaquette, et le rapport.

    Vous pouvez consulter l'article "Pertussis incidence among adolescents and adults surveyed in general practices in the Paris area, France, May 2008 to March 2009" à l'adresse suivante :cliquez ici

    Publications :
    • Lasserre A, Laurent E, Turbelin C, Hanslik T, Blanchon T, Guiso N. Pertussis incidence among adolescents and adults surveyed in general practices in the Paris area, France, May 2008 to March 2009. Euro Surveill. 2011. 16(5) PubMed

    Essai randomisé évaluant l’efficacité et la tolérance du port de masques chirurgicaux dans la prévention de la transmission du virus Influenza A

    Contexte : Avec la menace d’une pandémie grippale par un virus de type A (Orthomyxoviridae, Influenza A), les mesures « barrières » non médicamenteuses et en particulier le port de masque, pourraient jouer un rôle primordial dans le contrôle de la transmission de la grippe aux premiers stades de l’épidémie. Dans le plan pandémique français, les masques anti-projections (masques chirurgicaux) sont préconisés chez les patients contagieux dans les services de soins. L’efficacité de ces masques dans la prévention de la transmission du virus Influenza A est pourtant aujourd’hui inconnue. Notre projet vise à évaluer l’efficacité préventive et la tolérance du masque chirurgical.
    Objectif : L’objectif de l’essai GripMask est de montrer la réduction du nombre de cas secondaires dans les foyers où le cas index porte un masque chirurgical au foyer pendant sa période contagieuse présumée (5 jours), par rapport aux foyers où le cas index n’est pas soumis à cette intervention.
    Schéma et lieu de recherche : Essai de prévention randomisé « en cluster », en groupes parallèles et sans insu, dans les foyers français, au cours de l’hiver 2008/2009.
    Méthodes :Les critères d’inclusion des foyers sont foyers de taille supérieure ou égale à 3, dont un des membres, le cas index, âgé de plus de 5 ans, consulte en médecine générale en période d’épidémie de grippe (telle que définie par le réseau Sentinelles) pour des symptômes apparus depuis moins de 48 heures, combinant une fièvre >=37.8°C et une toux, et est a priori le premier cas du foyer et présente un test positif pour le dépistage rapide du virus de grippe A dans le rhinopharynx.
    Resultats: 105 foyers ont été inclus. Les analyses ont mis en evidence aucune réduction du nombre de cas secondaires  dans les foyers où le cas index porte un masque chirurgical.
    Conclusions Les resultats de cette étude doivent etre interprétés avec prudence par manque de puissance du test

    Publications :
    • Canini L, Andreoletti L, Ferrari P, D'Angelo R, Blanchon T, Lemaitre M, Filleul L, Ferry JP, Desmaizieres M, Smadja S, Valleron AJ, Carrat F. Surgical mask to prevent influenza transmission in households: a cluster randomized trial. PLoS One. 2010. 5(11):e13998 PubMed

    Prise en charge des urétrites masculines non compliquées

    2008 1 publications 3 documents
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • EPP
    • Urétrite
    • Infections sexuellement transmissibles (IST)

    Application des recommandations sur la prise en charge thérapeutique du traitement probabiliste des urétrites non compliquées

    Contexte : En France, l’incidence des infections à gonocoque augmente dans un contexte de recrudescence générale des infections sexuellement transmissibles (IST) touchant particulièrement les hommes. Les échecs thérapeutiques liés à l’utilisation de la ciprofloxacine et les insuffisances du dépistage des IST parmi les individus les plus exposés, pourraient expliquer cette tendance. Nous proposons de mener une enquête auprès des médecins généralistes, principaux acteurs de la prise en charge des IST en France.
    Objectif : Evaluer les pratiques des médecins généralistes pour la prise en charge probabiliste des urétrites masculines non compliquées. La prise en charge sera évaluée en terme de :
    - critères de diagnostic clinique et biologique
    - critères utilisés pour un traitement probabiliste
    - antibiothérapie prescrite, leur mode d’administration et leur posologie
    - moment de la prise de l’antibiotique probabiliste si un prélèvement est réalisé pour confirmation étiologique du diagnostic;
    Méthodologie : une enquête ponctuelle a été mise en ligne entre le  10 juin et fiin août 2008. Elle fait partie des enquêtes EPP du réseau.
    Résultats: les résultats sont disponibles dans le rapport ci-dessous.

    Publications :
    • Falchi A, Lasserre A, Gallay A, Blanchon T, Sednaoui P, Lassau F, Massari V, Turbelin C, Hanslik T. A survey of primary care physician practices in antibiotic prescribing for the treatment of uncomplicated male gonoccocal urethritis. BMC Fam Pract. 2011. 12(1):35 PubMed

    BIVIR hiver 2008/2009

    2008 2 publications 1 documents
    • Grippe

    Essai randomisé en double insu comparant l’association oseltamivir et zanamivir à l’oseltamivir et placebo et au zanamivir et placebo dans le traitement curatif de la grippe de type A virologiquement suspectée en médecine ambulatoire

    Cette étude a été financée par un Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC).
    Contexte : Dans un contexte de prépandémie grippale, il a été comparé, chez des adultes présentant une grippe A, la réponse virologique (Jour 2) et clinique de la bithérapie oseltamivir-zanamivir par rapport aux monothérapies d’oseltamivir et de zanamivir afin d’en évaluer l’efficacité et la tolérance.
    Méthodes: Durant l'épidémie de grippe saisonnière 2008/2009, les adultes présentant un syndrome grippal de moins de 36 heures et un TDR positif pour la grippe A ont été randomisés pour recevoir en double insu : 75 mg 2 fois /jour d'oseltamivir oral plus zanamivir 10 mg par inhalation 2 fois /jour (OZ), ou oseltamivir plus placebo inhalé (O) ou zanamivir plus placebo oral (Z). Le succès virologique a été défini par une charge virale nasale (RT- PCR) à J2 inférieure à 200 copies équivalent génome (cgeq) / ml. La réponse clinique a été évaluée par la durée des symptômes.
    Résultats : 145 médecins généralistes ont inclus 541 patients (OZ, n = 173; O, n = 192; Z, n = 176). Dans l’analyse en ITT, pour 447 patients ayant une grippe A virologiquement confirmée, la réponse virologique était de 46%, 59% et 34% respectivement pour les bras OZ, O et Z. La diminution moyenne de charge virale entre le jour 0 et jour 2 était de 2.14, 2.49 et 1.68 log10 cgeq / ml. Les délais médians de disparition des symptômes étaient respectivement de 4, 3 et 4 jours. L'association a été bien tolérée.
    Conclusion : Chez les adultes atteints de grippe A l’association oseltamivir- zanamivir semblerait moins efficace qu'une monothérapie d’oseltamivir.

    Publications :
    • Blanchon T, Mentré F, Charlois-Ou C, Dornic Q, Mosnier A, Bouscambert M, Carrat F, Duval X, Enouf V, Leport C, the Bivir Study Group. Factors associated with clinical and virological response in patients treated with oseltamivir or zanamivir for influenza A during the 2008-2009 winter. Clin Microbiol Infect. 2013. 19(2):196-203 PubMed
    • Duval X, van der Werf S, Blanchon T, Mosnier A, Bouscambert-Duchamp M, Tibi A, Enouf V, Charlois-Ou C, Vincent C, Andreoletti L, Tubach F, Lina B, Mentré F, Leport C, BIVIR study group. Efficacy of oseltamivir-zanamivir combination compared to each monotherapy for seasonal influenza: a randomized placebo-controlled trial. PLoS Med. 2010. 7(11):e1000362 PubMed

    Syphilis en médecine générale en France entre 2005 et 2008

    2008 1 publications 3 documents
    • Systèmes de surveillance
    • Maladies infectieuses
    • Santé publique
    • Epidémie

    Rationnel : La syphilis est une infection sexuellement transmissible qui avait quasiment disparu en France dans les années 1990. Une recrudescence de la syphilis est observée depuis 2000 en France. Le système de surveillance axé sur les consultations hospitalières et les Centres d’Information et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles donne peu de visibilité pour les cas diagnostiqués par les médecins généralistes (MG). De plus, le diagnostic de syphilis peut être difficile, ce d’autant que la maladie n’est plus bien connue et identifiée par les praticiens libéraux. Ces raisons suggèrent que le nombre de cas de syphilis déclarés est très probablement en deçà de la réalité. Il serait par conséquent nécessaire d’évaluer la pertinence d’une surveillance de la syphilis auprès d’un réseau de médecins généralistes.

    Méthodologie:
    Enquête descriptive transversale menée auprès des MG du réseau Sentinelles, menée par voie electronique. Elle a été mise en ligne le 21 novembre 2008 et jusqu'à 15 janvier 2009.

    Résultats: Au total, 285 MG ont répondu au questionnaire, soit un taux de participation de 24,5 % (285/1167). 47 MG (16,5 %) ont déclaré avoir vu 92 de syphilis depuis le 1° janvier 2005.
    Caractéristiques des cas de syphilis : 29% de patients hétérosexuels, 33,9% des patients infectés par le VIH. Plus de la moitié des cas déclarés étaient des syphilis primaires (56,5%). La majorité de patients atteints de syphilis (81,2%) ont déclarés avoir eu des comportements à risques (partenaires multiples et/ou rapports non protégés). La localisation géographique des cas déclarés est hétérogène, 66,2% des cas ont été diagnostiqués hors de l’Ile de France.

    Conclusions : Cette étude confirme que l’épidémie de syphilis n’est plus strictement confinée en Ile de France aujourd’hui et touche aussi des personnes hétérosexuelles. Il est impératif de d’informer le corps médical ainsi que le public de la résurgence de la syphilis. Le renforcement de mesures de prévention et le développement d’une surveillance attentive de la maladie auprès des médecins généralistes doivent être encouragées.

    Publications :
    • Falchi A, Lasserre A, Bouyssou A, Turbelin C, Bianchi A, Blanchon T, Janier M, Hanslik T,Gallay A.. Is syphilis a health matter for the French general practitioners? Eur J Public Health. 2010. eletters

    Coqueluche : Vaccination chez l'adulte

    2007 1 publications 3 documents
    • Vaccination
    • Coqueluche

    Connaissance et application des recommandations vaccinales contre la coqueluche par les médecins généralistes du réseau Sentinelles. Thèse de médecine générale.

    Contexte: Malgré une couverture vaccinale chez les enfants très élevée dans les pays industrialisés, la coqueluche reste une pathologie d’actualité. Son épidémiologie a changé sous l’effet de la vaccination. L’incidence de la maladie a augmenté chez les adolescents et les adultes. Les adultes ont été reconnus comme principale source de contamination des nourrissons non ou incomplètement vaccinés. Devant ces constatations, de nouvelles recommandations de vaccination contre la coqueluche pour certains adultes sont parues en France en 2004. Elles concernent les adultes susceptibles d’être en contact avec des nourrissons non ou insuffisamment vaccinés, c’est-à-dire certains professionnels de santé, les futurs parents et les membres du foyer à l’occasion d’une grossesse.
    Objectif: Evaluer la connaissance et l’application par les médecins généralistes des recommandations vaccinales contre la coqueluche chez l’adulte.
    Méthodes : Enquête épidémiologique transversale par questionnaire électronique auprès des médecins généralistes du réseau Sentinelles.
    Résultats: Le taux de participation a été de 23%. La réalisation d’une enquête de non répondants a permis une analyse et une correction de ce taux de participation. Les médecins ont déclaré à 80% être au courant des recommandations vaccinales contre la coqueluche chez l’adulte. Parmi les médecins répondants, 25 % ne pratiquent pas une vaccination ciblée sur les futurs parents comme cela est recommandé. Les 75 % restants, pratiquant la vaccination ciblée, manquent fréquemment des occasions d’informer les patients concernés. Si 55% des médecins généralistes déclarent évoquer systématiquement ou souvent le diagnostic de coqueluche devant une toux persistante de l’adolescent ou de l’adulte, la pathologie reste sous diagnostiquée et évoquée tardivement par les praticiens. Les médecins confirment pour la majorité la pathologie par un diagnostic biologique. La PCR (Polymerase Chain Reaction) reste une technique de confirmation diagnostique peu utilisée.
    Conclusion : Une meilleure diffusion des recommandations vaccinales et une meilleure information des médecins sur la coqueluche et ses particularités chez l’adulte semblent nécessaires.

    Publications :
    • Lasserre A,Tison C,Turbelin C,Arena C,Guiso N,Blanchon T. Pertussis prevention and diagnosis practices for adolescents and adults among a national sample of French general practitioners. Prev Med. 2010. 51(1):90-1 PubMed

    Etude sur la présence de virus Influenza chez les patients des médecins du réseau "I Sentinelli in tramice" vus pour une grippe clinique.

    Incontinence urinaire

    2007 1 publications 4 documents

    Évaluation de la prévalence de l’incontinence urinaire chez les femmes vues en consultation de médecine générale.

    Objectifs :
    évaluer la prévalence de l’incontinence urinaire (IU), ses principaux facteurs de risque (FdR) et son impact sur la qualité de vie (QdV) chez les femmes vues en consultation de médecine générale (MG)

    Méthodes : enquête descriptive observationnelle conduite en France en juin-juillet 2007. Un « registre » des femmes de plus de 18 ans consultant un jour donné un médecin généraliste (MG) du réseau Sentinelles a été constitué. Pour chaque femme, le MG devait dépister l’IU et renseigner l’âge, l’Indice de Masse Corporelle (IMC), et la parité. Les patientes ayant déclaré une IU ont répondu aux questionnaires de quantification de l’IU (score ICIQ rempli avec le MG) et de son impact sur la QdV (dimensions « activités quotidiennes » et « sexualité » de l’auto-questionnaire CONTILIFE).

    Résultats : 241 MG ont inclus 2183 patientes dans le registre. La prévalence de l’IU était de 26,7 % (IC 95% : 24,7 - 28,4). Une analyse multivariée a montré qu’un âge de plus de 50 ans, plus de 2 accouchements et un IMC supérieur à 25 kg/m2 étaient des FdR d’IU (p<0,001). Chez les 496 femmes déclarant une IU et ayant répondu aux questionnaires, la valeur médiane du score ICIQ était de 8 (sur un maximum de 21). L’impact de l’IU sur les activités quotidiennes était en médiane de 9 sur 35, et l’impact sur la sexualité de 1 sur 15 (échelle CONTILIFE).

    Conclusions : plus d’un quart des femmes consultant un MG libéral en France déclare une IU quand elles sont interrogées à ce sujet. L’enquête confirme les FdR d’IU déjà connus. Les femmes incontinentes sont peu gênées dans l’ensemble par les fuites urinaires, à en juger par le score ICIQ et les dimensions de l’échelle CONTILIFE analysées.

    Publications :
    • Lasserre A,Pelat C,Guéroult V,Hanslik T,Chartier-Kastler E,Blanchon T,Ciofu C,Montefiore ED,Alvarez FP,Bloch J. Urinary incontinence in French women: prevalence, risk factors, and impact on quality of life. Eur Urol. 2009. 56(1):177-83 PubMed

    Coqueluche : vaccination en médecine du travail

    2007 1 publications 3 documents
    • Vaccination
    • Coqueluche

    Pratiques vaccinales anti-coquelucheuses en Médecine du Travail des hôpitaux de court séjour de Paris

    Contexte :
    En 2006 des nouvelles recommandations vaccinales françaises concernant la coqueluche sont parues. Elles stipulent la vaccination de tout le personnel de santé étant en contact avec des nourrissons âgés de moins de 6 mois. Cette vaccination est recommandée à l’occasion d’un rappel dTP en utilisant un vaccin à quatre valences (dTCaPolio). Le délai par rapport à la vaccination dTP précédente d’un adulte peut être réduit de 10 à 2 ans (InVS 2006).

    Objectifs : évaluer l’application par le médecin du travail des recommandations vaccinales de l’adulte contre la coqueluche et identifier les raisons pour lesquelles le médecin du travail effectue ou non l’acte de vaccination.

    Méthodologie : étude transversale recueillant les données à travers d’un questionnaire rempli par interview avec le responsable du service de Médecine du Travail des hôpitaux de court et de moyen séjour de Paris et des cliniques ayant un service de maternité.

    Résultats : en cours d’analyse

    Publications :
    • Lasserre A,Rivière M,Blanchon T,Alvarez F,Gaillat J,Romain O,Bouhour D,Guiso N. [Awareness and adherence to Pertussis vaccination guidelines by occupational medicine physicians in Paris healthcare institution]. Med Mal Infect. 2009. 39(5):325-9 PubMed

    Corticoïdes : effets secondaires

    2007 2 publications 3 documents

    Perception par les médecins généralistes des effets secondaires des corticoïdes oraux.

    Contexte : Les médecins généralistes (MG) sont fréquemment en charge de patients traités au long cours par corticoïdes. Cependant, on ne sait pas si leur perception des effets indésirables d’une corticothérapie systémique prolongée (fréquence et gêne induite) est comparable à celle des patients.
    Objectif: évaluer la perception des MG des effets scondaires ds corticoïdes oraux et la comparer à celle des patients
    Méthodologie : En septembre 2007, une enquête transversale a été menée à l’aide d’un questionnaire électronique adressé par courriel à 860 MG membres du Réseau Sentinelles® disposant d’une adresse électronique. Dans un même temps, un questionnaire papier a été rempli par 121 patients vus en consultation d’un service de médecine interne et recevant une corticothérapie prolongée (c'est-à-dire prescrite durant au moins 3 mois). Les données obtenues concernant la fréquence et la gêne induite par les effets indésirables d’une corticothérapie systémique prolongées ont été comparées entre MG et patients.
    Résultats : deux cent quatre vingt treize médecins (34%) ont répondu au questionnaire. Il s’agissait essentiellement d’hommes (87%) voyant pour la plupart d’entre eux (48%) 400 à 600 patients par mois. Chez les 115 patients dont les réponses étaient analysables, la durée moyenne de corticothérapie était de 44 ± 38 mois, prescrite à la posologie moyenne de 15 ± 14 mg par jour, le plus souvent pour un lupus (33%) ou une maladie de Horton (15%). Les troubles neuro-psychiatriques, l’insomnie, les troubles trophiques cutanés et la lipodystrophie, rapportés par respectivement 61%, 59%, 59% et 53% des patients, étaient les effets indésirables les plus fréquemment rapportés. Comparativement aux patients, les MG sous-estimaient la fréquence des manifestations neuro-psychiatriques, des tremblements, des manifestations musculaires, des troubles cutanés, de l’hyperphagie et de la lipodystrophie. L’effet indésirable rapporté par les patients comme étant le plus gênant dans la vie quotidienne était la lipodystrophie (25%) suivi de la prise de poids (18%) et des troubles neuropsychiatriques (16%). La gêne induite par la prise de poids était surestimée par les praticiens alors qu’ils sous-estimaient largement la gêne ressentie par les patients en raison des troubles neuro-psychiatriques et de l’insomnie.
    Conclusion : la fréquence et la gêne induite par les troubles neuro-psychiatriques cortico-induits sont sous estimées par les MGs.

    Publications :
    • Perdoncini-Roux A,Blanchon T,Hanslik T,Lasserre A,Turbelin C,Dorleans Y,Cabane J,Fardet L. Description of French general practitioners' practices regarding long term systemic corticosteroid therapy-associated measures. Rev Prat. 2009. 59(8 Suppl):19-24 PubMed
    • Perdoncini-Roux A,Blanchon T,Hanslik T,Lasserre A,Turbelin C,Dorleans Y,Cabane J,Fardet L. General practitioners' perception of the impact of corticosteroid-induced adverse events. Rev Epidemiol Sante Publique. 2009. 57(2):93-7 PubMed

    Prescription des Psychotropes chez les sujets âgés

    2007 1 publications 5 documents
    • Perception des MG
    • Psychiatrie
    • Médicaments
    • Personnes agées
    • Santé publique

    Déterminants de la prescription des psychotropes chez les personnes âgées en médecine générale en France métropolitaine

    Contexte :
    un rapport de l'Office Parlamentaire d'Evaluation des Politiques de Santé a constaté une banalisation du recours aux médicaments psychotropes dans notre pays, en particulier,pour les tranches d'âge les plus élévées Différentes recommandations pour la prise en charge des troubles anxieux de la dépression ou de l'imsomnie ont été publiées par la Haute Autorité de Santé et l'Agence Française de Sécurité Sanitaire, mais leur application reste à évaluer. Une meuilleure compréhension des déterminants de la prescription des médicaments psychotropes peut permettre de mettre en place des mesures visant à mieux maîtriser l'utilisation de ces médicaments en France. Avec cet objectif une étude observationnelle a été réalisée en partenariat avec l'Institut de Veille Sanitaire.

    Objectifs : analyser les déterminants et la prévalence de la prescription des psychotropes par les médecins généralistes chez le sujet âgé en ville.
    Méthodologie : enquête descriptive, menée par voie postale entre décembre 2007 et janvier 2008, auprès de 995 médecins généralistes (MG) du réseau Sentinelles.

    Résultats préliminaires : 348 MG (35 %) ont participé à l'enquête. Les principaux obstacles rencontrés par les MG pour le diagnostic des troubles anxio-dépressifs (TAD) sont : l’absence de recours possible à une consultation de psychiatrie (37 %), le refus des patients d’envisager la possibilité d’un TAD (35,5 %) le manque de temps, et le manque de temps (21 %). Les différentes recommandations françaises pour la prise en charge des TAD (ANAES, HAS, AFSSAPS) étaient connues par plus de 50 % des MG mais s’avèrent difficiles à appliquer pour les praticiens. Les MG se déclarent souvent (67 %) désarmés pour éviter les renouvellements d’ordonnances. Les différents obstacles rencontrés par les MG pour envisager un sevrage de tranquillisants/hypnotiques sont : les inconvénients potentiels du sevrage considérés comme plus risqués que la poursuite du traitement (90,3 %), dépendance psychique du patient (79,2 %), non accessibilité (72,9 %) et non remboursement des psychothérapies (78,8 %) et absence d’alternative thérapeutique à proposer (69,8 %).

    Conclusion : les MG sont très souvent confrontés à des obstacles pour la prise en charge des patients atteints des TAD au moment du diagnostic, de la prescription médicamenteuse, et du sevrage. Ces déterminants renvoient tant aux caractéristiques du patient, qu’à celles de l’accès aux soins et de la formation du prescripteur.

    Publications :
    • Lasserre A, Younes N, Blanchon T, Cantegreil-Kallen I, Passerieux C, Thomas G, Chan Chee C, Hanslik T. Psychotropic drug use among older people in general practice: discrepancies between opinion and practice. Br J Gen Pract. 2010. 60(573):e156-62 PubMed

    Epidémiologie des pathologies bucco-dentaires des enfants de 6 ans et de 12 ans en corse.

    Objectifs : Evaluer l’état de santé dentaire des enfants de 6 ans et de 12 ans en Corse et identifier les facteurs socio-démographiques, les comportements de santé buccale par rapport aux caries dentaires.
    Méthodes : Deux enquêtes transversales ont été menées sur 585 enfants de 6 et de 12 ans en établissement scolaire. Un sondage en grappe a été réalisé en tenant compte de la taille de la commune et du type d’établissement fréquenté. Les caries ont été mesurées par les critères de l’OMS. Les facteurs socio-démographiques ont été recueillis auprès des responsables d’établissement et les comportements de santé buccale ont été évalués par des questionnaires auto-administrés aux parents des enfants sélectionnés.
    Résultats : La prévalence de la carie en denture mixte est de 33,5 %. Les dents temporaires représentent 62,2 % des dents cariées. Le nombre moyen de dents cariées, absentes pour cause de carie et obturées (CAOco) était de 1,23 (SD= 1,95). La composante carie représentait 65 % de l’indice CAOco moyen. L’analyse par régression logistique multiple a montré que les enfants présentaient un plus grand risque carieux s’ils fréquentaient un établissement privé (OR = 3,17 ; IC à 95% = [1,6-6,2]), s’ils avaient des parents ouvriers (OR= 2,78 ; IC à 95% = [1,5-5,2]) ou sans activité professionnelle (OR = 2,73 ; IC à 95% = [1,3-5,9]).
    Conclusion : L’étude a indiqué que les dents cariées n’étaient pas soignées en particulier les dents temporaires et que peu d’enfants (5,1%) cumulent un grand nombre de caries (4 caries et plus) soit 39,1% de l’ensemble des dents cariées. Des campagnes de prévention axées sur l’importance de l’intégrité des dents temporaires, nécessaire au bon développement des dents permanentes, seraient utiles pour préserver une bonne santé dentaire.

    Prévalence du Burnout en médecine générale

    2006 1 publications 2 documents

    Prévalence du Burnout en médecine générale :Enquête nationale auprès de 221 médecins généralistes du réseau Sentinelles

    Contexte. Le burnout se définit par un épuisement émotionnel, une dépersonnalisation de la relation à l’autre et une diminution de l’accomplissement personnel. Il touche de 45% à 66% des médecins généralistes suivant les pays. Aucune étude française n’a été réalisée à l’échelon national.
    Objectifs. Mesurer la prévalence et déterminer les facteurs de risque du burnout chez les médecins généralistes français en 2006.
    Méthodes. Enquête nationale transversale par auto-questionnaire électronique anonyme associant le Maslach Burnout Inventory (MBI) et des renseignements socio-démographiques et professionnels, auprès des 1367 médecins généralistes du réseau Sentinelles.
    Résultats. 221 médecins ont répondu (taux de réponse 16.1%). Les résultats du MBI montraient que 27.1% des répondants avaient un score d’épuisement émotionnel élevé, 32.6% avaient un score de dépersonnalisation de la relation élevé et 27.1% avaient un score d’accomplissement personnel bas. 51.6% des médecins étaient en burnout : 24.4% avaient une atteinte faible, 19% avaient une atteinte modérée et 8.14% avaient une atteinte sévère (les trois scores du MBI étant pathologiques). L’enquête a montré que la participation à une activité de recherche ou à un groupe Balint favorise l’accomplissement personnel (p<0.05). L’analyse multivariée a démontré que le sexe féminin est protecteur de la dépersonnalisation, l’existence d’un secrétariat médical diminue l’épuisement émotionnel, et ne faire aucune garde est associé au burnout.
    Conclusion. Le burnout touche la moitié des généralistes en France. Cette réalité doit être portée à la connaissance de tous par la diffusion de programmes d’information et de prévention. La mise en place des mesures concrètes de soutien semble actuellement nécessaire pour les médecins en exercice.

    Publications :
    • Vaquin-Villeminey C. Prévalence du burnout en médecine générale. Enquête nationale auprès de 221 médecins généralistes du réseau Sentinelles. Thèse de médecine générale. 2007.

    Recours au médecin généraliste avant un acte suicidaire.

    Contexte : Chaque année en France sont recensés 11 000 décès par suicide et 195 000 tentatives de suicides donnant lieu à contact avec le système de soins. Cependant, le recours au médecin généraliste avant le passage à l’acte est peu connu en France.
    Objectif : Etudier la fréquence de recours aux médecins généralistes dans l’année précédant un acte suicidaire et les caractéristiques des patients consultant dans ce contexte.
    Méthode :
    Une enquête a été menée en médecine générale entre mai 2005 et mai 2006. Les cas d’actes suicidaires rapportés par les médecins du réseau Sentinelles, concernant les patients âgés de plus de 18 ans et suivis depuis au moins 12 mois, ont fait l’objet d’un recueil des dates et contenu des consultations sur l’année précédente. La présence d’une consultation entre une période précédant l’acte et des périodes plus anciennes dans l’année ont été comparées grâce à une analyse en cas croisé.
    Résultats : 105 patients ont été inclus sur 198 déclarés, 59% étaient des hommes. Un tiers des actes suicidaires étaient létaux. 82% des sujets avaient consulté dans le trimestre, 51% dans le mois et 17% dans les 7 jours précédant l’acte suicidaire. Le risque de consulter dans une période précédant l’acte suicidaire était significativement augmenté pour les périodes d’une durée de 45 jours à 120 jours (respectivement RR=1,7 [1,02 ; 2,7] et RR=3,8 [1,6 ; 9,1]).
    Conclusion : Ces résultats montrent une augmentation du nombre de consultations auprès de médecins généralistes avant un acte suicidaire. Les possibilités de dépistage et l’évaluation des obstacles à la prise en charge des patients avant le passage à l’acte devraient faire l’objet d’études détaillées.

    Evaluation du niveau de couverture de la vaccination antigrippale chez les médecins généralistes

    Prise en charge médico-sociale de la maladie d'Alzheimer par les médecins généralistes de France métropolitaine.

    Publications :
    • Cantegreil-Kallen I, Turbelin C, Olaya E, Blanchon T, Moulin F, Rigaud AS, Flahault A. Disclosure of diagnosis of Alzheimer's disease in French general practice. Am J Alzheimers Dis Other Demen. 2005. 20(4):228-32 PubMed
    • Cantegreil-Kallen I, Lieberherr D, Garcia A, Cadilhac M, Rigaud AS, Flahault A. [Detection of Alzheimer's disease in general medicine: preliminary results of a Sentinelles general practitioner's network survey] Rev Med Interne. 2004. 25(8):548-55 PubMed

    Enquête sur le dépistage et la prise en charge des déficiences de l'enfant en médecine générale.

    Diabète : utilisation du monofilament de nylon

    2004 1 publications 1 documents

    Prévention des lésions ulcérées du pied chez le diabétique : utilisation du monofilament en médecine générale

    Publications :
    • Provost AG. Prévention des lésions ulcérées du pied chez le diabétique: utilisation du monofilament en médecine générale. Enquête auprès de 500 médecins généralistes du réseau Sentinelles. Thèse de médecine générale. 2005.

    Pelade

    2004 1 documents

    Evaluation de la prévalence de la pelade en médecine générale

    Urétrites et Pratique sexuelles

    2004 1 publications 1 documents

    pour urétrite en France Modifications des pratiques sexuelles des hommes consultant

    Publications :
    • Valin N,Flahault A,Lassau F,Janier M,Massari V. Study of partner-related and situational risk factors for symptomatic male urethritis. Eur J Epidemiol. 2007. 22(11):799-804 PubMed

    Essai randomisé évaluant l’efficacité de la visite confraternelle pour promouvoir une recommandation de Santé Publique : exemple de l’utilisation des tests de diagnostic rapide des angines à streptocoque A en médecine générale.

    Caractéristiques des patients asthmatiques pris en charge en médecine générale.

    Publications :
    • Guittet L, Blaisdell CJ, Just J, Rosencher L, Valleron AJ, Flahault A. Management of acute asthma exacerbations by general practitioners: a cross-sectional observational survey. Br J Gen Pract. 2004. 54(507):759-64 PubMed

    Diagnostic de la maladie d’Alzheimer en médecine générale

    Hypertension artérielle

    2003 1 publications 1 documents

    Prévalence et prise en charge des hypertendus normocholestérolémiques et non coronariens en France

    Publications :
    • Le Menach A, Martinez L, Ferrières J, Mourad J J, Chapman J, Vicaut E, Flahault A. [Evaluation of the prevalence and management of normocholesterolaemic and non coronary hypertensives in France] Arch Mal Coeur Vaiss. 2005. 98(3):205-11 PubMed

    Prévalence de l'Insuffisance Cardiaque

    2003 1 publications 1 documents
    Publications :
    • Saudubray T, Saudubray C, Viboud C, Jondeau G, Valleron AJ, Flahault A, Hanslik T. [Prevalence and management of heart failure in France: national study among general practitioners of the Sentinelles network] Rev Med Interne. 2005. 26(11):845-50 PubMed

    Evaluation d'une stratégie de dépistage du cancer bronchique par le scanner hélicoïdal à faible dose, sur la qualité de vie des patients et sur les coûts.

    Contexte : Né d’une collaboration entre l’Inserm (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale), la SFR (Société Française de radiologie) et la SPLF (Société de Pneumologie de Langue Française) , Dépiscan est la phase pilote d’un vaste essai randomisé qui vise à évaluer le dépistage du cancer broncho-pulmonaire par le scanner hélicoïdal multibarette à faible dose.

    Objectifs :
    L’objectif principal de cette étude préalable est de tester la faisabilité d’une étude randomisée (scanner vs radiographie thoracique) à vaste échelle entre la ville (médecine générale) et l'hôpital (radiologie et pneumologie)

    Méthodologies :
    Cet essai devait être effectué auprès de 1000 fumeurs ou ex-fumeurs de plus de 50 ans suivis pendant deux ans. Le recrutement des sujets a été effectué par des médecins généralistes libéraux autour de 14 centres hospitaliers répartis sur le territoire français. Les aspects relatifs à la sécurité des patients, à l’impact du dépistage sur leur qualité de vie et sur leur consommation de tabac, ainsi que les aspects médico-économiques ont été au centre de l'évaluation.

    Résultats :
    A ce jours plusieurs articles ont été publiés. Les résumés de ces articles sont disponibles ci-dessous.

    Publications :
    • Lefébure P, Blanchon T, Kieffer A, Sarter H, Fournel F, Flahault A. [Profile of active investigators involved in a clinical trial in general medical practice]. Rev Mal Respir. 2009. 26(1):45-52 PubMed
    • Blanchon T, Bréchot JM, Grenier PA, Ferretti GR, Lemarié E, Milleron B, Chagué D, Laurent F, Martinet Y, Beigelman-Aubry C, Blanchon F, Revel MP, Friard S, Rémy-Jardin M, Vasile M, Santelmo N, Lecalier A, Lefébure P, Moro-Sibilot D, Breton JL, Carette MF,. Baseline results of the Depiscan study: a French randomized pilot trial of lung cancer screening comparing low dose CT scan (LDCT) and chest X-ray (CXR). Lung Cancer. 2007. 58(1):50-8 PubMed
    • Blanchon T, Lukasiewicz-Hajage E, Lemarié E, Milleron B, Bréchot JM, Flahault A, Groupe Dépiscan. [DEPISCAN--a pilot study to evaluate low dose spiral CT scanning as a screening method for bronchial carcinoma]. Rev Mal Respir. 2002. 19(6):701-5 PubMed

    Prise en charge médicamenteuse de la douleur cancéreuse en médecine générale.

    Objectifs :
    Description de la prise en charge médicamenteuse de la douleur chez des patients cancéreux suivis en ville.

    Méthode : Enquête prospective par courrier, en 2002, auprès des médecins du Réseau Sentinelles (réseau national de généralistes participant à une surveillance épidémiologique). Inclusion du premier patient cancéreux douloureux vu en consultation. Mesure de la douleur par échelle visuelle analogique (EVA). Le traitement avant et après la consultation était recueilli.

    Résultats : Sur les 1 113 médecins contactés, 398 (35,7 %) réponses. 248 questionnaires valides. 150 réponses non utilisables, essentiellement par absence de patient éligible. Sexe-ratio de 1,85, lié à un excès de cancers associés au tabac. Avant la consultation, 7 % n’avaient aucun antalgique et 45 % avaient déjà un palier III. Lors de la consultation, 96 malades (39 %) avaient des douleurs modérées ou fortes (EVA > 4 cm). Parmi ceux-ci, 20 % (19/96) n’ont pas eu d’intensification de traitement. Seulement 62/135 patients (46 %) ayant un morphinique à l’issue de la consultation, avaient une prescription d’interdoses.

    Conclusion : Première enquête nationale depuis 1995 décrivant les modalités de traitement des douleurs cancéreuses en milieu libéral. Des comparaisons indirectes avec les enquêtes antérieures semblent montrer une meilleure prise en charge de la douleur. Néanmoins, une proportion encore importante de malades n’avait pas reçu de proposition de soulagement adéquat. De plus, les doses de secours ont été trop rarement prescrites.  Les efforts de formation des médecins généralistes sur la douleur semblent avoir porté leurs fruits mais de manière encore insuffisante et doivent impérativement être poursuivis.

    Publications :
    • Abel A, Lassaunière JM,Flahault A. Prise en charge médicamenteuse de la douleur cancéreuse en médecin générale. Med Pal. 2004. 3:126-133

    Fréquence de la toux persistante et de la coqueluche chez l'adulte, ainsi que leur prise en charge en médecine générale.

    Condylomes acuminés

    2000 1 publications

    Incidence et prise en charge des condylomes acuminés en médecine générale en france

    Publications :
    • Lukasiewicz E, Aractingi S, Flahault A. [Incidence and management of condylomata acuminata by French general physicians]. Ann Dermatol Venereol. 2002. 129(8-9):991-6 PubMed

    Maladie de Creutzfeld-Jacob

    2000 2 publications

    Perception du risque : Maladie de Creutzfeld-Jacob versus autres risques.

    Publications :
    • Setbon M, Raude J, Fischler C, Flahault A. Risk perception of the "mad cow disease" in France: determinants and consequences. Risk Anal. 2005. 25(4):813-26 PubMed
    • Setbon M, Fischler C, Lukasiewicz E, Raude J, Flahault A. Could measuring of perceived risk among general practitioners have helped anticipate the French BSE crisis? Eur J Epidemiol. 2004. 19(4):377-81 PubMed

    Maladie de Lyme : Diagnostic

    1999 1 publications 1 documents

    Diagnostics de la maladie de Lyme en médecine générale

    Publications :
    • Letrilliart L, Ragon B, Hanslik T, Flahault A. Lyme disease in France: a primary care-based prospective study. Epidemiol Infect. 2005. 133(5):935-42 PubMed